Il n’y a pas que le corail à souffrir dans la Grande barrière

Le 30 juillet 2018 par Romain Loury
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La Grande barrière de corail
La Grande barrière de corail

En 2016, la Grande barrière de corail, en Australie, a connu un épisode massif de blanchiment. Un an plus tard, elle présentait déjà un important remaniement écosystémique, toujours en cours, et dont nul ne sait ce qu’il résultera, révèle une étude australienne publiée dans Nature.

Frappée par une forte canicule, la Grande barrière de corail a connu un fort épisode de blanchiment en 2016. Dans son étude, l’équipe de Graham Edgar, de l’Institute for Marine and Antarctic Studies à Hobart (Australie), a cherché à savoir quelles étaient les conséquences pour la faune (poissons, invertébrés), dont les coraux constituent la base de l’écosystème.

Leurs résultats montrent un remaniement très rapide: sur les 186 sites analysés (dont 44 ont connu une mortalité de plus de 10% des coraux vivants), les chercheurs révèlent une rapide raréfaction des espèces se nourrissant du corail, au nord, ainsi qu’une augmentation des poissons herbivores au sud.

Que ce soit pour les poissons ou les invertébrés, les résultats montrent une diminution du gradient latitudinal de biodiversité: les différences de communauté entre le nord et le sud ont nettement diminué depuis 2016.

Le processus pourrait n’en être qu’à son début: les chercheurs disent craindre des effets plus prononcés dans les prochaines années, lorsque les coraux morts en 2016 se seront encore plus érodés.



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