Il est minuit moins trois avant l’apocalypse

Le 23 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le climat et la menace d'un conflit nucléaire effrayent les scientifiques américains.
Le climat et la menace d'un conflit nucléaire effrayent les scientifiques américains.
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François Hollande est allé porter la bonne parole devant les patrons. Ce vendredi 23 janvier, le président de la République s’est, pour la première fois, rendu au forum économique mondial de Davos. L’occasion de rappeler deux priorités de la politique tricolore: la lutte contre le terrorisme et celle contre le changement climatique.

«La réponse doit être globale, internationale, partagée entre les Etats qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir», a insisté le locataire de l’Elysée, devant 2.000 décideurs.

«Des capitaux doivent s'investir massivement dans l'économie verte», a aussi déclaré le chef d'Etat, soulignant que le fonds vert de l'ONU qui doit financer des actions contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres n'a recueilli que 10 milliards de dollars (8,8 Md€) alors que «100 sont nécessaires» chaque année, à partir de 2020.

Climat et menace nucléaire

Le discours n’a pas convaincu les scientifiques. La veille, les animateurs du Bulletin des scientifiques atomiques ont avancé de trois minutes la grande aiguille de l’horloge du jugement dernier. Créée en 1947, cette horloge virtuelle illustre la gravité et la proximité des menaces pesant sur l’humanité et la planète. Elle indique désormais minuit moins trois. Minuit étant l’heure du déclenchement de l’apocalypse.

Dans leur communiqué, les scientifiques expliquent avoir avancé l’horloge en raison du manque de volonté politique de réduire les émissions de gaz à effet de serre anthropique et des efforts considérables engagés pour accroître et moderniser les arsenaux nucléaires. Ils n’ont pas reculé les aiguilles après l’intervention de François Hollande.

Les politiciens américains n’auront rien fait, eux non plus, pour empêcher cette remise à l’heure. Mercredi 21 janvier, le sénateur James Inhofe, nouveau président de la commission de l’environnement du Sénat, a de nouveau estimé que le changement climatique était une mystification. Les sénateurs ont toutefois adopté une résolution reconnaissant l’existence du réchauffement. Ils ont, en revanche, repoussé un autre texte confirmant l’origine humaine du phénomène.

 



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