Ifen: des prélèvements modérés

Le 15 juillet 2005 par Christine Sévillano
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L'Ifen vient de publier une étude sur les prélèvements d'eau en France et en Europe. L'Hexagone, malgré des prélèvements modérés, présente des disparités locales et des risques de pénurie.

Le nouveau numéro des «Données de l'environnement» de l'Institut français de l'environnement (Ifen) porte sur les prélèvements d'eau en France et en Europe. Il indique que les réserves en eau sont satisfaisantes en France et que l'exploitation des ressources est modérée à 19%. Les prélèvements d'eau se sont élevés à 33 milliards de mètres cubes (m3) en 2002 dont 55% sont consacrés au refroidissement des centrales thermiques et nucléaires, 19% à l'alimentation en eau potable, 14% à l'irrigation des cultures et 12% à l'industrie. Mais la production d'énergie est le secteur qui consomme le moins d'eau, puisque la plupart des volumes prélevés sont rejetés dans les rivières après usage. Les centrales n'absorbent que 20% des volumes d'eau consommés en France, contre la moitié pour l'irrigation des cultures par les phénomènes d'évapotranspiration ou d'absorption.

L'exploitation des ressources est stable depuis 25 ans, que ce soit pour l'irrigation où l'Ifen n'a pas noté de hausse particulière depuis 1992 (1) ou pour la production d'énergie. Le passage des centrales en circuit fermé a permis une réduction de la consommation d'eau de ce secteur. Une baisse de la consommation est toutefois sensible dans les industries. Supérieure à 30%, elle s'explique par le ralentissement de certaines activités et l'amélioration des process. Après une hausse régulière, les prélèvements pour l'eau potable confirment leur stagnation depuis une vingtaine d'année, conséquence d'une réduction de la consommation des logements collectifs, des services publics et des activités économiques raccordés au réseau.

Avec 33 milliards de m3 utilisés, la France a une consommation modérée comparée aux 175 milliards de m3 de précipitations qui alimentent les réserves. Pourtant, l'Ifen note des écarts d'une région à l'autre, la pression hydrique étant plus importante dans les régions peuplées et fortement industrialisées. Il existe donc des risques locaux et saisonniers de pénurie d'eau qui se traduisent chaque année par la mise en oeuvre d'arrêtés préfectoraux de restriction d'usages dans 1 département sur 2 en moyenne.

En Europe, les ressources les plus abondantes se situent dans les pays nordiques, elles s'élèvent à 20.200 m3 par habitant par an en Suède ou 31.320 m3 en Finlande, alors que la moyenne européenne est de 4.000 m3. Les ressources les plus faibles se situent dans les pays méditerranéens comme Malte, en queue de liste, avec 176 m3 par habitant. La France se situe juste en dessous de la moyenne européenne avec 3.265 m3 par habitant. Les prélèvements d'eau de surface prédominent puisqu'ils représentent 70 à 90% de l'ensemble des prélèvements dans les pays européens.



(1) Les études ont porté sur 2002, c'est-à-dire avant l'épisode de la sécheresse et de la canicule de 2003.




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