IDF: premier bilan environnemental de la gestion 2006 des déchets

Le 03 octobre 2008 par Sabine Casalonga
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L’Ordif vient de publier un bilan quantitatif et qualitatif de la gestion des déchets en région parisienne en 2006, et, pour la première fois, une étude de leur impact environnemental.



D'après le tableau de bord de l'Observatoire régional des déchets en Ile-de-France (Ordif), rendu public mercredi 1er octobre, plus de 5,6 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectés en Ile-de-France (IDF) dans le cadre du service public en 2006, soit 487 kilogrammes par habitant et par an (kg/hab/an), un chiffre en augmentation de 0,6% par rapport à 2005. Cette hausse serait liée au succès de la collecte du papier et du verre, en particulier à Paris et dans la petite couronne. «Depuis 2000, la quantité de papier récupérée a quadruplé à Paris et doublé en région», souligne Eric Chevaillier, président de l'Ordif. Une hausse des apports en déchèterie (6%) et des déchets verts collectés en porte-à-porte (6,2%) a également été observée.

La tendance à la baisse des ordures ménagères résiduelles se poursuit. L'incinération représente la principal mode de traitement et concerne 60% des déchets d'IDF. «Notre stratégie à long terme vise à réduire la part de l'enfouissement et de l'incinération, afin de miser davantage sur la valorisation de la matière, dont la part s'est accrue de 4% en 2006», indique le président de l'Ordif. Du côté du financement, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom) est le levier de financement public privilégié en IDF.

L'étude sur les impacts environnementaux et sanitaires de la gestion des déchets, publiée jeudi 25 septembre, résulte d'une compilation de données collectées auprès de divers acteurs (Drire, exploitants, AirParif, Agence de l'eau) et s'articule autour de 25 indicateurs classés en 5 thématiques (pollutions des milieux, ressources, nuisances, biodiversité et paysage, réchauffement climatique). «L'impact environnemental global de la gestion des déchets (collecte, stockage, traitement) en IDF n'apparait pas excessif au regard du poids de l'industrie régionale. Nous devrons toutefois attendre 3 ou 4 ans afin de valider nos indicateurs», précise le président de l'ORDIF.

«Si l'impact sur la pollution des milieux est marginale, il est plus conséquent sur le climat puisque les déchets contribuent à hauteur de 7,6% des émissions franciliennes de gaz à effet de serre (GES) en tonnes équivalent de CO2. Par ailleurs, un impact notoire sur les nuisances de trafic a été constaté, la collecte contribuant à hauteur de 1,5% des km parcourus par les poids lourds en IDF» indique Jean-Benoît Bel, chargé de mission environnement à l'ORDIF.


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