ICPE: un guide pour la surveillance des nappes

Le 11 février 2005 par Claire Avignon
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Le ministère de l'Ecologie et du développement durable (Medd) vient de sortir une plaquette sur la surveillance des eaux souterraines à proximité des installations classées et des sites et sols pollués. L'objectif: sensibiliser les exploitants à la surveillance et rappeler la réglementation.

Depuis 1998, 2.400 sites ont mis en place un réseau de surveillance des eaux souterraines, rappelle la plaquette «Eaux souterraines, surveiller pour mieux protéger» publiée le 2 février. Les installations répondent à l'article 65 de l'arrêté du 2 février 1998 révisé par l'arrêté du 3 août 2001. Selon la réglementation, deux puits au minimum doivent être placés en aval des sites d'installation susceptibles d'être à l'origine d'une pollution des eaux souterraines. Des prélèvements dans la nappe doivent être effectués et le niveau piézométrique, c'est-à-dire de la surface de la nappe, relevé au moins deux fois par an. Les résultats des analyses doivent être transmis à l'inspection des installations classées. Ce système permet de réagir rapidement à des pollutions ponctuelles des eaux souterraines et d'en vérifier la qualité à plus long terme.

Selon la plaquette du Medd, les coûts moyens de surveillance sont d'environ 10.000 à 20.000 euros par site pour l'installation et 1.000 à 3.000 euros pour le suivi annuel. Ces chiffres dépendent toutefois fortement de paramètres tels que la profondeur des eaux, le nombre de forages et la nature des sols. En outre, les Agences de l'eau peuvent fournir des aides financières. «En tout état de cause, insiste la plaquette, la surveillance reste moins coûteuse que la dépollution.»

Les substances chimiques les plus suivies sont les hydrocarbures (25%), les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP (16,6%), le plomb (9%), les solvants halogénés (7,5%) et le zinc (7,5%). Leur surveillance apparaît essentielle puisque 62% de l'eau potable distribuée en France provient des eaux souterraines, selon l'Institut français de l'Environnement (Ifen). Une étude de l'institut a fait l'état des lieux des eaux souterraines en novembre 2004 grâce aux données provenant des points d'eau en aval des sites classés, mais aussi du réseau national de connaissances des eaux souterraines (RNES), du contrôle sanitaire des Directions départementales des affaires sociales et sanitaires (Ddass) et de contrôles plus locaux. Le rapport montre que les nitrates et les pesticides sont les polluants les plus préoccupants. Ces deux types de produits chimiques sont principalement utilisés par l'agriculture, mais les industriels, notamment de la chimie, peuvent aussi être à l'origine d'une pollution aux nitrates.




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