HQE et bâtiments tertiaires

Le 09 mars 2005 par Ludivine Hamy
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
HQE tertiaire
HQE tertiaire

Pour mettre fin aux opérations autoproclamées «Haute Qualité Environnementale» (HQE) et disposer de règles du jeu plus claires, l’association HQE, l’Association française de normalisation (Afnor) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont lancé la certification NF Bâtiments tertiaires - Démarche HQE.

Les derniers chiffres de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) révèlent qu'en 2000, le secteur résidentiel et tertiaire a dépassé pour la première fois les 100 millions de tonnes d'équivalent pétrole (tep) consommées, soit 46% de la consommation nationale d'énergie. Les émissions de gaz à effet de serre correspondantes ont ainsi atteint 119 millions de tonnes de dioxyde de carbone, soit 25% des émissions totales en France. En outre, la consommation énergétique dans le tertiaire représente désormais 29 millions de tep pour une superficie chauffée de près de 800 millions de m2. Quant aux bureaux, commerces, bâtiments d'enseignement et d'hôtellerie, ils représentent plus de 70% des surfaces chauffées du tertiaire.

Forte de ce constat, l'Ademe a lancé en 2002 un appel à projet visant à soutenir financièrement la réalisation d'une vingtaine d'opérations HQE de référence dans le secteur non résidentiel. Dans cette perspective, le CSTB a développé, sur la base des deux référentiels déjà existants ("Définition explicite de la qualité environnementale (DEQE)" et "Système de management environnemental (SME)"), un nouveau référentiel sectoriel spécifique aux bâtiments tertiaires.

La nouvelle certification NF Bâtiments tertiaires - Démarche HQE s'adresse à l'ensemble des acteurs (du maître d'ouvrage jusqu'à l'entreprise) intervenant dans la construction de bureaux, hôtels, commerces, et bâtiments d'enseignement (lycées, collèges…) (1). Concrètement, la certification porte à la fois sur le système de management de l'opération et sur la qualité environnementale du bâtiment qui font chacun l'objet d'un référentiel technique. Elle est délivrée au terme de trois audits réalisés à des moments clés de l'opération de construction: programmation, conception et réalisation. «Si un projet ne passe pas un de ces trois niveaux de contrôle, il ne pourra pas prétendre à la certification», explique Diane Bouleau de l'association HQE.

Première étape de la certification: le maître d'ouvrage doit hiérarchiser 14 cibles pour établir un profil de la qualité environnementale du bâtiment, en définissant les niveaux de performance visés. Les 14 cibles de l'Association HQE incluses dans le référentiel technique structurent la qualité environnementale du bâtiment (QEB). Ce référentiel définit trois niveaux de performances: « base », correspondant à la performance minimum attendue d'une opération HQE ou à la pratique courante, « performant » et « très performant.» Pour prétendre à la certification, un projet doit atteindre un niveau très performant pour au moins 3 des 14 cibles environnementales, un niveau performant pour au moins 4 d'entre elles et un niveau base pour les autres. Pour les bâtiments devant répondre à la réglementation thermique, la cible 4 (gestion de l'énergie) doit être traitée en niveau très performant. «Cela permettra d'éviter que certains maîtres d'oeuvre déclarent leur construction HQE alors qu'ils ne respectent qu'une seule cible», souligne Diane Bouleau. Au total, le coût moyen d'une certification a été évalué à environ 16.500 euros (2). A terme, la démarche HQE devrait être associée aux autres certifications, telles que la marque NF Maison individuelle gérée par Cequami et la marque NF Logement gérée par Cerqual.

La liste des premiers maîtres d'ouvrage intéressés par la démarche sera dévoilée lors des 4e assises de la HQE qui se dérouleront à Reims les 10 et 11 mars.

(1) Toutefois, pour l'heure, seuls les référentiels concernant les bureaux et les bâtiments d'enseignements ont été définis, ceux relatifs aux hôtels et aux commerces devant encore subir quelques modifications.

(2) Coût incluant l'étude de recevabilité sur la base du dossier de demande, le droit d'inscription à acquitter lors de la première demande, et l'instruction de la demande (phases de programme, de conception et de réalisation) – voir le règlement de certification.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus