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Houston sous un nuage de benzène

Le 22 mars 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Aucune victime n'est à déplorer.
Aucune victime n'est à déplorer.
CNN

Un important incendie dans un dépôt de produits chimiques a provoqué de gros relâchements de gaz toxiques.

La capitale économique du Texas subit une nouvelle fois les conséquences d’un accident touchant l’industrie pétrolière. Deux ans après les dramatiques retombées du passage du cyclone Harvey, Houston souffre cette fois d’une forte pollution au benzène.

Tout a commencé dimanche 17 mars avec l’explosion, pour une raison indéterminée, de une puis plusieurs cuves de stockage de produits chimiques sur le site de l’Intercontinental Terminals Company (ITC), au sud-est de Houston.

242 réservoirs

Propriété de la maison de commerce japonaise Mitsui, le terminal pétrochimique de Deer Park abrite 242 réservoirs pouvant stocker plus de 2 millions de mètres cubes de produits pétrochimiques et d’hydrocarbures, liquides et gazeux. Il jouxte plusieurs raffineries et usines pétrochimiques, dont l’usine de polypropylène de Total, la plus importante du monde.

Une quinzaine de cuves contenant des additifs pour la fabrication de carburants (naphta, toluène, xylène, essence de pyrolyse) ont été la proie des flammes 4 jours durant. Outre la création d’un important nuage de fumées noires, cet incident a provoqué le relâchement de nombreux gaz toxiques: composés organiques volatils, suies. Mais ce sont surtout les dégazages de benzène, imputables à la destruction de deux réservoirs d’essence de pyrolyse, qui inquiètent les autorités texanes.

plusieurs enquêtes

Les riverains du site industriel sont appelés à rester confinés. Les écoles et lycées de plusieurs municipalités de l’agglomération de Houston sont fermés depuis jeudi.

Plusieurs enquêtes sur les causes de l’accident ont été ouvertes.

Une plainte vient, par ailleurs, d’être déposée par une ancienne employée d’ITC. Anciennement en charge de la gestion des déchets, Mary Hart affirme que l’industriel a profité des pluies torrentielles de l’ouragan Harvey pour jeter à la mer d’importants volumes de polluants. Interrogé par The Houston Chronicle, l’entreprise ne nie pas les rejets, mais les qualifie d’accidentels.

un incident toutes les 6 semaines

En outre, le quotidien texan rappelle qu’ITC a été condamné à de multiples reprises, ces dernières années, pour rejets hors normes de cyanures, de soufre, de chlore, de toluène et de butadiène.

Quatre accidents de trains de fret se sont déroulés dans l’installation depuis 2009, occasionnant la mort d’un employé et plusieurs pollutions.

Toujours selon The Chronicle, les installations pétrolières et pétrochimiques de l’agglomération de Houston sont le théâtre d’un «incident majeur» toutes les 6 semaines



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