HFC: l’écologie sous-traite l’action publique

Le 13 juillet 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il va falloir repenser les systèmes anti incendies.
Il va falloir repenser les systèmes anti incendies.

La lutte contre les changements climatiques progresse. Mais pas toujours comme on pourrait s’y attendre. Le ministère de l’écologie vient, en effet, de mandater un important groupe de consultance pour tenter d’avancer sur le délicat sujet des hydrofluorocarbures (HFC), puissants gaz à effet de serre.

Ces gaz de synthèse ont été développés comme substituts aux célèbres chlorofluorocarbures (CFC), destructeurs, eux, de la couche d’ozone stratosphérique.

Neutres pour l’ozone, ces gaz très utilisés pour la réfrigération, la climatisation, la protection anti-feu ou dans l’électronique sont, en revanche, dotés d’un très sérieux pouvoir de réchauffement global (PRG): jusqu’à 22.800 fois le PRG du CO2 pour l’hexafluorure de soufre (SF6).

Et leur utilisation ne cesse de croître. Entre 1998 et 2005, indique le dernier rapport d’évaluation du Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (Giec), l’impact sur le climat des HFC a progressé de 33%. En France, les émissions ont bondi de 823% entre 1994 et 2010, rappelle le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa).

D’où la nécessité de stopper cette croissance nuisible au climat.

Dans le cadre du protocole de Montréal, les Etats-Unis tentent vainement depuis plusieurs années de faire interdire la fabrication et l’utilisation des HFC. Bien que soutenue par 108 pays, en 2011, leur motion a été rejetée par le Brésil, la Chine et l’Inde.

De son côté, la France progresse à petits pas. Le ministère de l’écologie vient de mandater Bureau Veritas pour rédiger une stratégie anti-HFC.

Dans un premier temps, le consultant… consulte industriels et ONG pour identifier les experts des deux bords. Il réalisera ensuite une étude d’impact environnemental «des substances identifiées comme alternatives aux HFC (NH3, CO2, hydrocarbures, et HFO).»

Détail qui ne manque pas de sel: la multinationale du consulting fait appel aux associations pour «l’aider à évaluer ces impacts». Une façon de réduire les coûts de production de l’étude?



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