Henri Proglio visé par une Class Action américaine

Le 06 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les temps sont décidément durs pour EDF. Après avoir vu voler en éclat son business model [JDLE], l’ancien monopole électrique est sous le feu de la justice américaine. Deux de ses principaux dirigeants, Henri Proglio, son président, et Thomas Piquemal, son directeur exécutif chargé des finances, sont cités dans une Class Action lancée contre les dirigeants de Veolia, actuels et passés. Or Henri Proglio a présidé aux destinées du groupe de service à l’environnement jusqu’à la fin de 2010, année où Thomas Piquemal a suivi son patron chez l’électricien.

 

«Veolia Environnement (eau, propreté, services énergétiques et transports publics, ndlr) a été informée du dépôt, auprès des tribunaux du Southern District de New York (Etats-Unis), d'une demande d'action de groupe (class action) à l'encontre de la société et de certains de ses dirigeants actuels et anciens», fait savoir le groupe ce vendredi 6 janvier dans un communiqué. Il précise que cette demande ne lui a «pas encore été notifiée».

 

Cette demande repose, selon lui, «sur des allégations selon lesquelles certaines communications financières de la société entre 2007 et 2011 auraient été trompeuses». Allégation que le groupe a qualifiée d'«infondée», faisant part de son intention de demander le rejet de cette demande lorsqu'elle lui aura été formellement notifiée.

 

L'actuel PDG du groupe, Antoine Frérot, et son prédécesseur Henri Proglio ainsi que le directeur général adjoint Pierre-François Riolacci et son prédécesseur Thomas Piquemal sont également visés par cette plainte de 47 pages, mise en ligne sur le site internet du cabinet d'avocats américain Izard Nobel à l'origine de la procédure.

 

Aucun montant d'une éventuelle indemnisation réclamée n'est précisé dans le document.

 

Après avoir lancé deux avertissements sur résultats en août et novembre, Veolia Environnement a détaillé en décembre un vaste plan de restructuration pour se désendetter et regagner en rentabilité. Ce plan passe par des cessions d'actifs, notamment son retrait de l'activité dans les transports publics, et un recentrage géographique.

 

A la Bourse de Paris, le titre gagnait 2,30% à 8,40 euros dans un marché en hausse de 0,91% à 9 heures 50 (08H50 GMT). Il a néanmoins perdu plus de 60% en un an.



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