Henri Proglio: «EDF sera au rendez-vous»

Le 04 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il a fallu éteindre l’incendie boursier qui menaçait. Quelques heures après la publication du rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire imposant d’imposants travaux aux exploitants du nucléaire [JDLE], le cours de l’action d’EDF a été malmené en bourse, perdant 3,5%. Pour tenter de rassurer les marchés, le patron d’EDF a accordé un entretien au Monde qui se veut rassurant.
 
Henri Proglio y rappelle que son groupe avait prévu d’investir «40 milliards d'euros pour porter la durée de vie des 58 réacteurs à 60 ans». Soit, tout de même, deux fois plus qu’indiqué il y a deux ans par Jean-Marc Miraucourt, directeur adjoint de la division Ingénierie nucléaire. Autre petit bémol: la loi française ne prévoit pas, pour l’instant, d’allongement de la durée de vie des réacteurs à 60 ans. Le renouvellement de l’autorisation de fonctionnement se faisant tous les 10 ans et pour une décennie seulement.
 
A la question de savoir si les travaux demandés par l’ASN seront supportables pour les finances de l’électricien, l’ancien patron de Veolia Environnement répond par l’affirmative: «Si je voulais nous mettre à l'abri d'une surprise, je dirais que le surcoût des mesures prises après Fukushima s'élève à moins de 10 milliards. Mais je pense qu'une partie est d'ores et déjà comprise dans les investissements de 40 milliards décidés avant Fukushima. Nous allons donner la priorité aux dépenses de sûreté sur les autres. […] Notre capacité d'investissement sera au rendez-vous. EDF investit plus de 11 milliards d'euros par an à travers le monde dans les centrales, les réseaux, les énergies renouvelables, dont nous sommes devenus un grand acteur avec l'intégration totale d'EDF Energies nouvelles. Notre parc nucléaire n'a que 26 ans d'âge, on a donc encore des années devant nous.»
 
Lors de la présentation de son rapport, mardi 3 janvier, André-Claude Lacoste, le président de l’ASN, chiffrait à «plusieurs dizaines de milliards d’euros», le montant du devis de la mise aux nouvelles normes de sûreté des installations nucléaires hexagonales.
 
Henri Proglio ne cache pas que l’amélioration de la sûreté aura un coût. «Avant Fukushima, j'avais dit que le coût de production du mégawattheure serait de 46 €; après, on sera entre 46 et 50 €.»
 
Une estimation somme toute modeste. Selon une récente étude de l’Union française de l’électricité, le coût du kWh augmentera inéluctablement, de 50 à 100%, selon l’évolution du mix énergétique tricolore.
 


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