Hawaii, championne des espèces envahissantes

Le 12 juin 2017 par Romain Loury
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Hawaii
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Où trouve-t-on le plus d’espèces envahissantes? A Hawaii et en Nouvelle-Zélande, révèle une étude publiée lundi 12 juin dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Menace pour la biodiversité, les espèces envahissantes se font de plus en plus fréquentes, du fait des échanges commerciaux et humains toujours plus intenses. En février, une étude révélait ainsi que le rythme d’introduction, de 7,7 espèces par an en moyenne entre 1500 et 1800, s’était graduellement élevé au fil du 19ème siècle pour connaître une forte accélération depuis 1950. Un pic aurait été atteint en 1996, avec 585 espèces introduites cette année-là.

Quelles sont les régions les plus touchées? Première cartographie mondiale menée à ce jour, l’étude publiée par Wayne Dawson, biologiste à l’université de Durham (Royaume-Uni), et ses collègues s’est attachée à décrire la richesse en espèces envahissantes à travers 423 régions continentales et 186 îles, et ce pour huit groupes taxonomiques: plantes, fourmis, oiseaux, poissons d’eau douce, mammifères, amphibiens, reptiles et araignées.

Les îles plus touchées

Premier constat, déjà bien établi, ce sont les îles qui souffrent le plus de ce phénomène. Sur le podium figurent d’ailleurs les îles Hawaii, l’Ile du Nord de Nouvelle-Zélande et les petites îles de la Sonde (Indonésie), où chats et rats menacent les espèces locales d’oiseaux, non adaptées d’un point de vue évolutif aux prédateurs terrestres.

Sur le continent, la Californie et la Floride, mais aussi l’Italie, présentent aussi une forte richesse en espèces envahissantes. Selon la carte livrée par les auteurs, la France métropolitaine et le Royaume-Uni font aussi partie des «hotspots» européens, alors que l’Allemagne et l’Espagne s’en sortent mieux.

Selon Wayne Dawson, «les régions plus riches d’un point de vue économique, celles dont la population est plus dense, ont en général un plus grand nombre d’espèces envahissantes, mais cet effet est plus marqué dans les îles. Il nous faut désormais comprendre si ces disparités entre régions sont liées à l’introduction d’un plus grand nombre d’espèces, ou à de plus grandes perturbations environnementales de ces régions, ce qui facilite l’arrivée de ces espèces».

L'affaire a été révélée en mai par le quotidien espagnol El Pais: début mars, les autorités australiennes ont disséminé un virus de la maladie hémorragique du lapin, le RHDV1, pour lutter contre cette espèce envahissante introduite en 1859. Une technique très efficace: deux mois plus tard, 42% des lapins de Nouvelle-Galles du Sud en seraient morts. Si une telle initiative n'est pas interdite par l'Organisation mondiale de la santé animale, El Pais s'en inquiète: l'Espagne manque de lapins, nécessaires à nourrir ses faibles effectifs de lynx pardelle et d'aigle ibérique.


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