Hawaï et Mexico enrayent la progression des OGM

Le 22 octobre 2013 par Marine Jobert
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Le maïs génétiquement modifié aux portes du Mexique.
Le maïs génétiquement modifié aux portes du Mexique.
DR

Une réglementation plus restrictive sur les organismes génétiquement modifiés et les pesticides, c’est ce que vient de voter l’un des comtés de l’archipel d’Hawaï, terrain d’expérimentation grandeur nature depuis plus de 20 ans. Au Mexique, berceau du maïs, c’est la justice qui met un coup d’arrêt à l’expansion des OGM.

 

Hawaï n’a pas gagné la guerre contre les plantes génétiquement modifiées (OGM), et son corollaire, les pesticides, mais semble bien avoir remporté une première bataille. Une loi vient d’être adoptée par l’assemblée du Comté de Kauai -l’une des principales îles de l’archipel- qui va durcir les conditions auxquelles seront soumises Monsanto, BASF, Dow, Pioneer DuPont et Syngenta, lesquels ont fait de l’archipel un terrain d’expérimentation grandeur nature depuis les années 1990. Pour illustrer l’emprise des multinationales, il faut savoir que ce sont près de 6.000 autorisations de plantation d’OGM qui ont été délivrées par le ministère de l’agriculture américain en une dizaine d’années. Pour la seule année 2012, ce sont près de 3,5 tonnes de pesticides (avant dilution) qui ont été épandus sur l‘île de Kauai. Sans information des autorités locales et des populations sur la nature des essais et la composition des pesticides pulvérisés. Sans distance de sécurité entre les champs OGM, les habitations et les exploitations agricoles. La population, inquiète de l’empoisonnement de l’eau, de l’air et des cultures de l’archipel, exigeait une réglementation plus contraignante.

 

C’est chose faite. Même si l’édiction d’un moratoire sur toutes les plantations d’OGM à venir a été exclue et que les dispositions concernant la réglementation des expérimentations de pesticides ont disparu du texte adopté, les habitants pourront être mieux informés sur les épandages de pesticides, notamment à proximité des habitations. Des restrictions d’épandages sont actées à 150 mètres des écoles et des établissements médicaux et à 39 m des parcs, des routes ou du rivage océanique. La localisation des parcelles d’OGM sera rendue publique et une étude d’impact sur les effets environnementaux et sanitaires de l’industrie agrochimique devra être menée.

 

Les plantations de maïs suspendues

Un juge de Mexico (Mexique) vient de mettre un coup d’arrêt à l’expansion du maïs OGM en ordonnant la suspension des autorisations de cultures expérimentales et commerciales de plantes GM menées par les entreprises Monsanto, Pioneer, Syngenta, PHI Mexico et Dow AgroSciences. Cette décision fait suite à une action de groupe déposée le 5 juillet dernier par 53 scientifiques, intellectuels, agriculteurs, artistes, et 20 organisations écologistes, paysannes ou de défense des droits de l'homme. L’importation de maïs OGM reste toutefois autorisée. Le juge mexicain a invoqué le «risque de dommage imminent à l’environnement» pour motiver sa décision et a fait obligation aux ministères de l’agriculture et de l’environnement de «suspendre toutes les activités en lien avec la plantation de maïs transgénique dans tout le pays et de ne plus délivrer d’autorisation de plantations expérimentales». Les autorisations ne sont donc pas annulées, mais seulement suspendues. Un débat de fond doit s’ouvrir désormais entre les ministères concernés, les entreprises et les plaignants, rapporte le site Inf’OGM.

 

 

 

 

 

 



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