Hausse des tarifs d’électricité: la CRE persiste et signe

Le 18 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le raccordement des énergies renouvelables sera une source de surcoût
Le raccordement des énergies renouvelables sera une source de surcoût

Parfois rébarbatives, les études de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) recèlent bien des pépites. Tel est d’ailleurs le cas du rapport sur le fonctionnement des marchés de détail, publié lundi 18 février.

Dans ce document de 130 pages, le régulateur des marchés français de l’électricité et du gaz tire les enseignements des évolutions survenues sur les marchés de l’électricité au cours de ces deux dernières années.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la concurrence a encore bien du mal à se faire une place au côté de l’opérateur historique. Sur le segment des clients résidentiels, EDF fournit 94% des volumes de courant, et ce malgré l’entrée en vigueur, il y a 7 mois, de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh).

Chez les petits professionnels, le poids du groupe présidé par Henri Proglio est moindre: 84% des volumes.

Et si 94% des moyens et grands sites industriels se fournissent toujours auprès de l’électricien public, ces volumes ne représentent que 49% de ceux livrés à ce segment professionnel.

Bref, l’ouverture à la concurrence n’est pas une grande réussite. En 2011, rappelle la CRE, moins de 1,8 millions de logements étaient passés chez un «fournisseur alternatif». Pire, sur le segment non résidentiel, le nombre total de sites «en offre de marché» s’est contracté de 4,8% entre 2010 et 2011.

Pas brillant. Et la suite ne s’annonce guère réjouissante. Car le gendarme des marchés de l’énergie s’est essayé à la prospective. En regardant les investissements à réaliser sur les réseaux, la CRE a déduit l’évolution des tarifs régulés pour 2017. Résultat: si nous devons financer le déploiement du compteur communicant et l’accès aux énergies renouvelables, nous paierons nos électrons au tarif bleu entre 25 et 30% plus cher qu’aujourd’hui.

Cette annonce ne doit pourtant pas surprendre. En janvier 2012, Philippe de Ladoucette, président de la CRE, était arrivé, pour 2016, exactement aux mêmes conclusions [JDLE].

http://www.cre.fr/documents/publications/rapports-thematiques/fonctionnement-des-marches-de-detail-francais

http://www.journaldelenvironnement.net/article/un-pietre-debat-energetique,27111

 



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