Hausse des légionelloses en 2004

Le 23 juin 2005 par Christine Sévillano
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L'Institut de veille sanitaire a publié les résultats de la surveillance épidémiologique des légionelloses, qui témoignent d'une hausse importante.

Une étude de l'Institut de veille sanitaire (INVS), publié le 21 juin, montre une augmentation des cas de légionellose en France en 2004. 1.202 cas ont été enregistrés contre 1.044 l'année précédente, soit une hausse de 15%. Depuis 1997, date à laquelle la surveillance a été renforcée, les chiffres montrent une croissance des déclarations de maladies de 24% en moyenne chaque année. Le taux d'incidence de la légionellose en 2004 s'élevait à 2 cas pour 100.000 habitants, contre 1,8% en 2003. En Europe, l'incidence moyenne est de 1 pour 100.000 habitants, reste à mesurer l'efficacité des systèmes de surveillance.

L'INVS a relevé un doublement des malades déclarés en Champagne-Ardennes, en Lorraine et en Alsace d'une année sur l'autre. En Alsace, 203 cas ont été recensés l'an dernier, soit 100 de plus qu'en 2003.

Parmi les 1.202 cas, les enquêtes sanitaires ont pu déterminer l'origine de la pathologie pour 458 cas. 6% avaient séjourné dans un hôpital ou une clinique, 12% en hôtel et camping, 6% dans d'autres résidences de voyage, 5% en maison de retraite et moins de 1% en station thermale. Des résultats supérieurs ou égaux à 1.000 unités formant colonie par litre (UFC/l) ont été relevés dans 11 établissements, 2 hôtels ont d'ailleurs dû fermer pour effectuer des travaux. Janvier 2004 a été marquée par la fin de la grande épidémie du Nord-Pas-de-Calais (commencée en novembre 2003) puisqu'elle a touché 86 personnes, dont 18 déclarées en 2004.

En Moselle, 38 cas ont été recensés entre le 1er juin et le 31 octobre à Thionville, mais malgré le contrôle des 131 tours aéro-réfrigérantes, la source de contamination n'a pas été déterminée. Dans l'agglomération de Nancy (Meuthe-et-Moselle), 11 cas ont été détectés entre le 15 juillet et le 7 août. Les inspections de tours n'ont pas non plus permis de trouver l'installation en cause. D'autres épidémies plus restreintes ont été comptabilisées à Strasbourg ou à Soulac (Gironde), où la source de contamination s'est révélée être le réseau d'adduction d'eau de la ville alimenté par des forages à une température supérieure à 25°.

A noter que les facteurs, ayant favorisé la légionellose dans 72% des cas, se sont révélés être le tabagisme pour 46% des patients, suivi du diabète pour 13%, mais aussi les cancers ou les corticoïdes.




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