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Hausse de la qualité de l'air en IDF d'ici 2010

Le 08 décembre 2004 par Claire Avignon
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La Drire Ile-de-France a chargé l'association de contrôle de la qualité de l'air Airparif d'évaluer la qualité de l'air en 2010 en tenant compte des politiques européennes, françaises et régionales mises actuellement en place, notamment le plan de protection de l'atmosphère (PPA).

L'évaluation porte sur la comparaison entre trois scénarios: celui de référence qui correspond aux émissions de 2000, le scénario appelé "au fil de l'eau 2010" qui prend en compte les différentes stratégies de maîtrise des polluants atmosphériques, et "2010 + PPA" qui ajoute au précédent scénario les mesures régionales complémentaires. Les précurseurs d'ozone (oxydes d'azote ou NOx et composés organiques volatils non méthaniques ou COVNM) sont les principaux polluants étudiés car ils sont ceux qui «ne respectent pas de façon chronique les objectifs de la qualité de l'air», selon Airparif. Le dioxyde de soufre (SO2) est aussi suivi en tant qu'indicateur de la pollution industrielle.

Les évolutions "fil de l'eau" prévoient une réduction des émissions de NOx de 31,9% et des COVNM de 39%. Elles correspondent à deux réglementations concernant directement les industriels: la directive du 13/10/2001 sur les valeurs limites d'émissions des grandes installations d'incinération (GIC) et à l'arrêté du 20 septembre 2002 transposant la directive 2000/76 sur la diminution de la valeur limite des NOx à 200 milligrammes par normo-mètre cube (mg/Nm3) dans les usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM). L'étude prend aussi en compte les systèmes de récupération des COVNM dans les stations-service (arrêté du 8 décembre 1995 transcrivant la directive "stage I" et arrêté du 17 mai 2001 transcrivant "stage II") et l'utilisation des peintures à phase aqueuse ou à faible en teneur en solvants (directive 99/13 "Cov/solvants" transcrite notamment par l'arrêté du 02/02/1998). Pour l'activité aéroportuaire, Airparif a choisi l'hypothèse validée par la direction générale de l'aviation civile d'une stagnation des émissions entre 2000 et 2010. La remotorisation des 30 locomotives diesel d'ici 2010 devraient aussi contribuer à réduire les émissions de NOx. Un impact négatif devrait provenir de l'augmentation prévue de près de 11% du trafic routier dans la décennie ainsi qu'une augmentation des kilométrages parcourus par les véhicules utilitaires légers et les deux roues motorisés.

Le scénario "2010 + PPA" émet l'hypothèse d'une diminution de 38,8% des NOx et de 39,4% des COVNM. Par rapport aux prévisions "fil de l'eau", le PPA aurait donc des conséquences positives essentiellement sur les NOx. Les mesures reposent entre autres sur l'abaissement à 80 mg/Nm3 des concentrations de NOx dans les UIOM franciliennes, la fermeture de certaines centrales EDF et la prise en compte d'une baisse de trafic routier correspondant à la réalisation d'une partie des mesures inscrites dans le plan de déplacement urbain.




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