Hakima El Haite, prochaine présidente

Le 02 décembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Hakima El Haite, ministre marocaine de l'environnement.
Hakima El Haite, ministre marocaine de l'environnement.
VLDT

La ministre marocaine de l'environnement présidera la COP22, l'an prochain.

Ne l’appelez pas encore madame la présidente. Pour le moment, Hakima El Haite se contente d’un madame la ministre. Ce qui suffit amplement à lui remplir son agenda. En charge du portefeuille de l’environnement, depuis deux ans, l’ancienne entrepreneuse dirige l’équipe climatique du Maroc. Et une fois n’est pas coutume, dans cet univers de négociateurs, elle se montre d’un optimisme d’airain. «Ce qui se passe est incroyable. Nous observons une mobilisation mondiale de tous les acteurs, qui produisent des initiatives incroyables. C’est la preuve que, nous tous, nous avons compris qu’il fallait changer de modèle et construire une nouvelle civilisation», s’enthousiasme l’ancienne responsable d’association de défense des femmes.

le droit humain

La future présidente de la COP 22 (qui se déroulera à Marrakech, l'an prochain) s’émerveille du chemin politique parcouru cette année: «De l’accord de Lima, dont la technicité ne reflétait pas le discours politique, nous avons produit, à Bonn puis à Paris, un texte qui reconnaît la nécessité pour lutte contre le changement climatique d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Nous y avons introduit le droit humain, la question du genre (homme-femme), de la sécurité alimentaire, des terres dégradées. Nous avons donné un visage humain à un texte technocratique», souligne-t-elle.

Le début de la transition

Bien sûr, reconnaît l’éco-toxicologue[1], les engagements pris par 182 Etats restent insuffisants pour stabiliser le réchauffement à 2°C d’ici la fin du siècle. «Mais après l’accord de Paris, nous aurons encore 5 ans pour affiner ces feuilles de route, mettre en place des mesures supplémentaires, continuer la mobilisation des acteurs.» Et trouver plus d’argent pour les pays les plus vulnérables.

Ce qui ne l’inquiète pas plus que ça. «Il y a deux façons de lire le récent rapport que l’OCDE a consacré aux financements climatiques. La première est de considérer que les pays les plus riches n’y consacrent que 62 milliards, ce qui est loin des 100 milliards par an promis pour 2020. La seconde est de constater que désormais toutes les pays industrialisés, toutes les institutions d’aide au développement basculent leurs financements sur les questions climatiques. Et c’est le cela le début de la transition écologique que nous appelons tous de nos vœux.»



[1] Titulaire de deux doctorats, l’un obtenu à l’université de Fès, l’autre à l’école des mines de Saint-Etienne.

 



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