Guyane: le prospecteur de «Limonade» bientôt jugé

Le 25 janvier 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le projet de mine aurifère mord dans le périmètre du parc amazonien.
Le projet de mine aurifère mord dans le périmètre du parc amazonien.

Le PDG de la société minière Rexma, dont un projet d'exploitation aurifère en Guyane suscite la controverse, est poursuivi pour «escroquerie, tromperie et détournement de gages», a confirmé ce vendredi 25 janvier le parquet de Cayenne à l'AFP.

Jean-Pierre Casas est le président des sociétés Rexea (matériel minier et de BTP) et Rexma, la société minière titulaire du permis «Limonade» [JDLE].

Une plainte avait été déposée par Inter-Invest, une société parisienne qui collecte des fonds auprès d'investisseurs dans le cadre d'opérations de défiscalisation Outre-mer. Après enquête, le parquet de Cayenne a décidé de poursuivre Jean-Pierre Casas en lui délivrant une convocation par officier de police judiciaire. Le procès, qui doit avoir lieu le 26 février, a déjà été reporté à deux reprises. Inter-Invest demande près de 945.000 euros au pénal.

Cette affaire a été révélée publiquement mardi par la rédaction de La Semaine Guyanaise au cours d'un point-presse; et ce en signe de protestation contre l'interdiction décrétée, la veille, par son directeur de la publication (par ailleurs patron du Medef Guyane) de publier «jusqu'au 26 février» tout article relatif au projet minier Rexma en Guyane.

«La date de fin février que j'ai donnée est approximative», avait déclaré mardi à l'AFP Alain Chaumet, directeur de l'hebdomadaire, estimant que «depuis trois semaines, on bassine le lecteur de la société Rexma» et assurant que l'enquête serait «publiée».

Ce dossier judiciaire, que devait révéler l'hebdomadaire guyanais, comporte donc une plainte d'Inter-Invest. En premier lieu pour «escroquerie», elle concerne la vente par Rexea d'un bulldozer pas neuf dans le cadre d'une opération de défiscalisation. Inter-Invest a argué que la loi Girardin sur la défiscalisation Outre-mer ne s'appliquait qu'à la vente de matériel neuf. Jean-Pierre Casas a assuré qu'il s'agissait d'un «engin de démonstration jamais mis à la consommation avant cette opération».

Inter-Invest reproche aussi à Rexea et à son dirigeant la vente de matériel gagé acheté par Rexea suite à des avances de fonds d'Inter-Invest. Jean-Pierre Casas conteste l'infraction.

Les deux parties également en contentieux devant le tribunal de commerce ont été en relations commerciales durant une quinzaine d'années. Elles avaient même signé, à une époque, une promesse d'entrée dans le capital de Rexma de la société Inter-Invest. Une opération qui ne s'est pas concrétisée.

Rexma et Rexea ont bénéficié d'avances de trésorerie via des fonds collectés par Inter-Invest dont l'encours total dépasse le million et demi d'euros.



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