Guyane: enquête publique pour des travaux en zone aurifère

Le 05 juillet 2017 par Marine Jobert
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La Guyane, convoitée pour son or.
La Guyane, convoitée pour son or.

Le permis de la Montagne d’or, en Guyane, continue son bonhomme de chemin, avec l’enquête publique ouverte pour une demande d’autorisation d’ouverture de travaux miniers. Le président Macron soutiendra-t-il un projet que le ministre avait encouragé, au risque de placer Nicolas Hulot en porte-à-faux?

Lieu-dit: Bœuf-Mort, à Saint Laurent du Maroni. Est-ce dans ce périmètre de 15 hectares au cœur du site de la Montagne d’Or, en plein cœur de la forêt tropicale, que se cristalliseront les oppositions à l’exploitation aurifère légale en Guyane? La Sotrapmag –filiale de Columbus Gold et NordGold- titulaire du permis de la Montagne d’Or (voir encadré), a déposé l’an passé une demande d’autorisation d’ouverture de travaux miniers. La DEAL vient de lancer la procédure d’enquête publique, dont les documents sont consultables ici, jusqu’au 28 juillet.

«Un monstre industriel». C’est ainsi que les opposants qualifient le projet de la Montagne d’Or. 190km2, une fosse de 2,5 km de long, 500m de large et 400m de profondeur. «Son usine de traitement de minerai par cyanuration exige l'énergie de 20% de la consommation annuelle de la Guyane», dénoncent les opposants.

Un projet soutenu par Emmanuel Macron

Le sujet est particulièrement sensible puisqu’en 2015, le ministre de l’économie de l’époque avait apporté son soutien plein et entier au projet d’exploration de Columbus Gold, dans l’ouest de la Guyane. Un projet qui «participe pleinement au renouveau minier de la France, avait-il déclaré aux Échos. La France a décidé de reconquérir le sujet minier et de se redonner un avenir dans ce domaine.» L’ex ministre de l’écologie Ségolène Royal s’était montrée bien plus réservée vis-à-vis de ce projet décrit par des opposants comme «IamGold à Kaw, mais en bien pire’!» , en référence à un autre permis minier accordé en 2016.

Or de question

En février, un collectif d’associations guyanaises intitulé ‘Or de question’ avait pris forme, rejoint par quelque 105 organisations internationales de 25 pays qui demandaient à l'Etat français l'arrêt immédiat du permis de la Montagne d'or. Dans ses promesses de campagne, le candidat Macron n’avait pas exclu la poursuite de l’activité de recherche minière encouragée lors qu’il était à Bercy, condamnant en revanche l’exploration d’hydrocarbures. Une position réaffirmée dans son discours de politique générale par son Premier ministre, alors que le ministre de l’écologie est régulièrement interpellé par les associations de protection de l’environnement pour qu’il mette son véto à ces activités très polluantes.



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