Guerre du gaz en Méditerranée, le Hezbollah entre en jeu

Le 18 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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Le 10 juillet dernier, Israël a annoncé qu'il allait présenter prochainement aux Nations unies le tracé de sa zone économique exclusive en Méditerranée. Ce tracé diffère sensiblement de celui proposé par le Liban à l'ONU. L'Etat hébreu entend exploiter d'importants gisements naturels de gaz situés dans l'est de la Méditerranée, susceptibles de lui assurer une indépendance énergétique pendant plusieurs décennies. Israël a déjà conclu un accord avec Chypre à ce sujet (voir JDLE).

En réponse à cette annonce, le Hezbollah libanais a mis en garde Israël contre «l'exploitation d'un seul mètre de la zone maritime comprise dans le tracé de frontières en Méditerranée approuvé par l'Etat hébreu mais contesté par Beyrouth».

Les deux pays sont, en effet, techniquement en guerre et s'accusent mutuellement d'empiéter sur une partie de la zone exclusive de l'autre.
«Le gouvernement (dominé par le Hezbollah et ses alliés, ndlr) va récupérer la souveraineté intégrale de nos eaux», affirme le député Mohammad Raad, chef du groupe parlementaire du puissant parti chiite armé, selon un communiqué publié le 17 juillet dernier par l'agence officielle Ani.
«L'ennemi israélien ne peut forer un seul mètre dans les eaux à la recherche de gaz et de pétrole si la zone fait l'objet d'un litige. Vu que cette zone est contestée, il doit résoudre le litige, car aucune compagnie ne pourra mener des prospections dans des eaux dont la souveraineté est contestée», estime-t-il.
Le ministre libanais des affaires étrangères, Adnan Mansour, déclare aujourd’hui 18 juillet que «les frontières maritimes qu'Israël va proposer à l'ONU constituent une menace pour la sécurité régionale», ajoutant que «Beyrouth se tournerait vers les Nations unies pour les contester».
De son côté, le président de la République libanaise, Michel Sleimane, met en garde Israël contre toute décision unilatérale dans la démarcation de ses frontières maritimes en Méditerranée, où se trouvent des ressources gazières convoitées par Beyrouth.



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