Grippe: un H7N9 difficile à cerner

Le 02 mai 2013 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Des risques ?
Des risques ?

Très redoutable pour l’homme, le nouveau virus de la grippe qui sévit en Chine, du sous-type H7N9, s’avère particulièrement difficile à surveiller du fait qu’il n’entraîne aucune mortalité chez la volaille.

C’est là une différence importante avec un autre virus de la grippe du sud-est asiatique, le fameux H5N1, plus facile à détecter du fait qu’il était fortement virulent chez la volaille. Face au H7N9, les autorités chinoises n’ont pour l’instant d’autre choix que de décompter les victimes humaines, et de fermer les marchés de volailles dans les zones affectées. De manière désormais certaine, ce virus se contracte sur les marchés d’oiseaux, où il a été détecté chez des poulets, des pigeons et des canards.

Chez l’homme, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) évoquait lundi un bilan de 126 personnes infectées, dont 24 décès. Caractérisé en mars à Shanghai, où il a à ce jour fait 33 victimes, le virus s’est depuis étendu à plusieurs provinces voisines, dont celles du Zhejiang et du Jiangsu, où l’on recense respectivement 45 et 27 cas humains. Un seul cas a été identifié hors de Chine, chez un Taïwanais de 53 ans qui a développé les premiers symptômes le 12 avril. Cet homme, dont les jours ne sont plus en danger, a toutefois contracté le virus en Chine, probablement au Jiangsu ou à Shanghai, dont il était revenu trois jours plus tôt.

Aucun signe de transmission interhumaine pour l’instant, encore moins de contamination par la consommation d’aliments issus d’animaux infectés. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) s’interroge en revanche sur l’éventualité d’un retour du virus de l’homme à l’animal: « si elle était établie, elle constituerait une possibilité d’extension mondiale du virus», estime-t-elle dans un communiqué.

Egalement sur ses gardes, le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) dit s’attendre «dans les prochaines semaines à une hausse de l’incidence des cas sporadiques et à une extension géographique en Chine, et de manière possible, aux pays voisins». «La possibilité de cas humains importés en Europe ne peut être écartée, les pays doivent se préparer à les détecter et à les diagnostiquer», ajoute l’ECDC dans un communiqué.



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus