Grippe aviaire: pas de lien avéré avec l’avifaune sauvage

Le 22 juillet 2016 par Romain Loury
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Les moineaux hors de cause?
Les moineaux hors de cause?
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La propagation de la grippe aviaire, qui sévit depuis novembre 2015 dans les élevages de volaille du sud-ouest de la France, est-elle liée à l’avifaune sauvage ? Dans un avis daté du 4 juillet, l’Anses[i] juge l’hypothèse peu probable: à ce jour, aucun prélèvement ne s’est avéré positif.



[i] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 

Depuis novembre 2015, 79 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène sont survenus dans 10 départements du sud-ouest, dont 31 dans les Landes et 19 en Dordogne. Parmi les principales souches, H5N9, H5N2, mais aussi H5N1, qui ont tué des milliers de volailles, tels que poulets, pintades et canards.

Si le terme de H5N1 évoque aussitôt l’épisode de 2006-07, lorsque cette souche d’origine asiatique, mortelle pour l’homme, était survenue en Europe par les oiseaux sauvages, la comparaison s’arrête là. En décembre 2015, l’Anses indiquait que la nouvelle souche H5N1 était en effet très différente de la lignée asiatique.

Contrairement à ce qui avait été observé pour la souche H5N1 de 2006-07, aucun épisode de mortalité de l’avifaune sauvage n’a été observé à ce jour. Restait à s’assurer que ces oiseaux n’étaient pas tout de même impliqués dans la propagation de la maladie.

Aucun cas positif

Dans son avis, l’Anses a analysé quatre jeux de données, tous provenant d’oiseaux vivant à proximité de foyers d’influenza aviaire: 600 oiseaux vivant près des élevages (moineaux, merles, fauvettes, mésanges, etc.) et capturés dans le cadre d’une surveillance programmée, trois héronnières, 10 oiseaux retrouvés morts (dont neuf rapaces) et recueillis par des centres de sauvegarde de la faune sauvage, 23 corneilles abattues dans le cadre de la lutte contre les espèces nuisibles.

Résultat: aucun des prélèvements effectués n’est positif pour la grippe aviaire. Selon l’Anses, «si les virus H5 circulant dans les élevages se sont propagés à l’avifaune, la prévalence de l’infection au sein de celle-ci se situerait à un niveau très bas».

Deuxio, «si cette infection a eu lieu, il est peu probable que les virus se soient maintenus au sein de l’avifaune sauvage de façon à permettre la contamination des parcours et des abords des élevages». Et tertio, «si infection il y a eu, la circulation virale au sein de l’avifaune est probablement très faible et donc très peu susceptible d’être à l’origine d’une contamination au moment du repeuplement des élevages».

Si le risque de transmission respiratoire, en particulier pour les personnes travaillant dans les élevages, ne peut être totalement exclu, les résultats de séquençage des souches indiquent qu’ils ne disposent pas des déterminants génétiques la favorisant, indiquait l’Anses en décembre 2015. Quant au risque alimentaire, il est considéré, comme pour la grippe H5N1 d’origine asiatique, «nul à négligeable».



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