Grippe aviaire: ne tirez pas sur l’oiseau sauvage

Le 18 novembre 2016 par Marine Jobert
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Des cygnes morts ont été retrouvés au bord du lac Léman.
Des cygnes morts ont été retrouvés au bord du lac Léman.
DR

En pleine saison des migrations et alors que les élevages domestiques européens connaissent de nouveaux épisodes de grippe aviaire, faut-il se méfier des oiseaux sauvages qui traversent notre territoire? Non, répond la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), échaudée par les cas antérieurs.

Alors que l’épidémie de grippe aviaire fait sa réapparition dans les élevages domestiques européens, la LPO prend la plume pour tenter de calmer les craintes qui s’emparent à nouveau des pouvoirs publics. «A chaque épisode, les autorités françaises craignent que des oiseaux sauvages migrateurs porteurs du virus contaminent les estuaires du littoral et autres côtes et lacs où ils font halte, rappelle l’association. Or les oiseaux sauvages ainsi affectés succombent très vite à ce virus, le taux de mortalité constaté est estimé à 100%. Ils apparaissent alors comme des vecteurs inefficaces dans le mécanisme de propagation de cet influenza aviaire.» En juillet dernier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait conclu que l’avifaune sauvage ne pouvait en aucun cas être tenue responsable des foyers d’influenza apparus dans le Sud-ouest.

Du Danemark à la Pologne

Le risque de grippe aviaire a été réévalué de ‘négligeable’ à ‘modéré’ le 17 novembre sur l’ensemble du territoire et à ‘élevé’ dans certaines régions de France, après la découverte de cas d'influenza aviaire hautement pathogènes dans des pays voisins. En effet, ce sont 1.150 dindes en Autriche, 18 dindes en Allemagne, 21.500 canards en Hongrie, environ 10 laridés et anatidés en Pologne, au Danemark, en Suisse et aux Pays Bas qui ont été recensés. En Franche-Comté, en Gironde, dans la Bresse, en Corse, en Dordogne, dans les Hautes-Pyrénées ou encore en Alsace, les élevages aviaires sont sur le qui-vive.

Chasse perturbée

Des mesures de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages sont obligatoires en cas de risque élevé dans toutes les basses-cours et les élevages commerciaux de volaille. La chasse au gibier d'eau est également perturbée: dans les zones écologiques à risque particulier, les lâchers de gibier à plumes et les déplacements d’appelants sont interdits.

La mondialisation en cause

«Dans un contexte de mondialisation des marchés, la faculté des influenzas aviaires à se propager rapidement d’un pays à l’autre, d’un continent à un autre, est résolument l’affaire des échanges et des transports commerciaux, souligne la LPO. Ils sont indéniablement des vecteurs bien plus efficaces que les oiseaux sauvages pour permettre la propagation des influenzas comme pour la plupart des autres virus.»

 

 



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