Grenelle: la mine d’or en Guyane en question

Le 09 octobre 2007 par Claire Avignon
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Jeudi 4 octobre, dans un communiqué, la société canadienne Iamgold s'est «vivement étonnée» de la demande d'abandon du projet minier de Camp Caïman en Guyane, faite dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Le projet «met ainsi en oeuvre les techniques disponibles les plus avancées et répond à l'ensemble des normes en vigueur. Il prévoit en outre des engagements précis quant à la préservation de la biodiversité (revégétalisation de plus de 83% du site, protection de la faune et de la flore…), assortis de solides garanties financières. Enfin, l'activité sera étroitement suivie et accompagnée par un Comité qui réunira régulièrement experts indépendants et associations concernées», explique le 10e producteur d'or du monde.

Ce fut au tour de France Nature environnement (FNE) et de la ligue Roc d'être «surprises» de l'«étonnement» de l'entreprise. «Ce projet était prévu dans un secteur reconnue officiellement d'intérêt écologique majeur, dont la valeur est démontrée par deux réserves naturelles, une zone humide de valeur internationale classée Ramsar (1), le tout situé dans un parc naturel régional. Comment penser que soient autorisées l'ouverture d'une carrière gigantesque et l'exploitation d'une usine Seveso II dans un tel endroit?», répliquent les deux associations ajoutant: «Les engagements de Iamgold quant à la remise en état du site après l'exploitation sont aussi brumeuses que les petits matins sur le marais de Kaw (2).»



(1) Convention sur les zones humides

(2) Il s'agit d'une des réserves naturelles de Guyane





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