Grenelle: la deuxième phase est lancée

Le 27 septembre 2007 par Claire Avignon
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Grenelle
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Le temps des décisions politiques n’est pas encore venu. Mais le mois d’octobre sera déterminant car il verra éclore, ou non, l’intérêt des Français pour ce qui est encore un débat d’experts sur la politique environnementale du pays.

Ce jeudi 27 septembre, en fin de matinée, Jean Jouzel, le co-président du groupe de travail n°1 sur le climat, a remis au ministre chargé de l'environnement Jean-Louis Borloo l'ensemble des propositions des 6 groupes de travail du Grenelle. Soucieux du détail écologique, il a préféré lui remettre une clé USB plutôt qu'un document papier. Il faut dire que les quelque 330 participants n'ont pas chômé depuis leurs premières réunions en juillet, leurs conclusions s'étalant sur de nombreuses pages desquelles doivent émerger 15 à 20 programmes d'action.

Cette transmission a été l'occasion pour Jean-Louis Borloo et sa secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, d'appeler les Français à «s'emparer du débat»: «Si toutes les parties de la société bougent en même temps, si nous sortons des faux-fuyants internationaux et des prétextes, un autre modèle économique plus durable est possible», a assuré le ministre d'Etat.

Les Français vont maintenant pouvoir s'exprimer, à travers des débats régionaux et via internet, sur les centaines de mesures discutées par les 6 collèges du Grenelle et dont certaines pourraient les toucher directement, qu'il s'agisse d'instaurer un système de bonus-malus lors de l'achat d'un véhicule neuf, de diminuer la vitesse sur autoroutes et routes, de diviser par deux l'utilisation des pesticides en France «à moyen terme», de taxer plus fortement les produits énergivores, etc.

Pour convaincre de l'intérêt du Grenelle, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo ont présenté cet événement comme un moyen de donner «un poids, une puissance extraordinaire» à la France à l'échelle internationale. «Pour moi, c'est une priorité que la France puisse porter un message fort et efficace à l'international», a déclaré de son côté la secrétaire d'Etat.

Hier, lors d'une conférence de presse, les ONG ont donné un ton tout à fait différent à ce prochain mois: «Maintenant que des objectifs dits consensuels ont été trouvés, il faut y accoler les moyens suffisants, a analysé Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète et directeur des campagnes de Greenpeace. Ce sera le grand chantier du mois à venir.» Pour les associations de protection de l'environnement, nombre de sujets fondamentaux n'ont trouvé aucun consensus, à commencer par les OGM et la place du nucléaire dans la production d'électricité française. Et il est fort peu probable que la consultation des Français ou des autres parties prenantes (Parlement, partis politiques, conseils nationaux, etc.) change la situation.




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