Grenelle des ondes : les ONG en colère

Le 14 janvier 2011 par Sabine Casalonga
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

 

Cinq[1] des sept associations qui participent au débat sur le « Grenelle des ondes » ont été reçues vendredi 14 janvier par le ministère de la santé, suite à leur demande d’audience « motivée par la situation de blocage actuelle dans les débats », selon un communiqué du 13 janvier de Priartém et Agir pour l’environnement. Elles seront reçues par le ministère de l'écologie mardi 25 janvier.

« Après des heures et des heures de discussion, les associations ne peuvent accepter que le message officiel censé en découler soit encore fondé sur le déni du risque de santé dans le dossier de la téléphonie mobile », expliquent-elles.

Pour preuves, elles citent plusieurs outils d’information récents proposés par l’Etat comme le portail Santé et radiofréquences, la fiche d’information sur les antennes-relais ou encore la campagne d’information sur l’utilisation du portable. Cette dernière a déjà été critiquée par France nature environnement (FNE) fin décembre [voir le JDLE].

Le message qui y est porté est en contradiction, selon les ONG, avec les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses, ex-Afsset) : « Pas de reconnaissance d’un risque pour les riverains d’antenne ; pas de message d’alerte concernant l’usage non contrôlé du portable, rien ou presque concernant les publics sensibles que sont notamment les enfants ou les femmes enceintes ; un simple message de ‘bonne conduite’ ». Remis en octobre 2009, le rapport de l’ex-Afsset recommandait une baisse de l’exposition aux ondes, en priorité celle des téléphones mobiles [voir le JDLE].

Priartém et Agir pour l'environnement entendent rappeler leur exigence « d’une information claire, impartiale et contradictoire sur l’état actuel des connaissances » et dénoncer « l'obstruction systématique des opérateurs (…) durant le processus dit de concertation ».

Les ONG attendent par ailleurs des propositions concrètes susceptibles d’améliorer le quotidien des riverains d’antenne, de réduire les risques liés à l’usage du portable et de freiner le développement des nouvelles applications « sans fil » (wifi, RFID, nouveaux compteurs électriques…).

« Rien ne serait pire pour les riverains d'antenne que de constater que le Grenelle des ondes n'a été qu'un outil de communication sans autre finalité que celle d'instrumentaliser les parties prenantes », concluent-elles.

Dans le JDLE « ‘Grenelle des ondes’: une cérémonie de clôture sans lauréat »

 



[1] Agir pour l’environnement, la Confédération syndicale des familles, Familles rurales,

Priartem et Robin des toits



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus