Grenelle de la mer : la feuille de route pour 2011

Le 11 février 2011 par Célia Fontaine
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2011 sera l’année de la mise en œuvre du Grenelle de la mer, a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre en charge de l’écologie, à l’occasion de la présentation de la feuille de route le 10 février.

Le premier axe stratégique porte sur la protection de la biodiversité marine avec la création d’une liste des espèces à protéger, le durcissement des conditions de rejet de dragage dans les ports, ainsi qu’une meilleure prise en compte du préjudice écologique dans l’indemnisation des pollutions marines.

Autre point important, la création de trois nouveaux parcs naturels marins, sous l’égide de la loi du 14 avril 2006. «La France, qui ne compte aujourd’hui que deux parcs [le parc d'Iroise à la pointe Finistère créé en 2007 et celui de Mayotte dans l'océan Indien, ndlr] devrait en compter dix en 2013. Dès cette année, trois nouveaux parcs (Côte vermeille, Glorieuses, Estuaires picards) seront créés et trois autres en 2012», précise le communiqué du ministère du 10 février.

Plus précisément, le futur parc de la Côte vermeille s'étendra entre Leucate dans l'Aude et Cerbère dans les Pyrénées-Orientales sur la côte méditerranéenne. «Dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude, le littoral reste préservé, offrant une biodiversité et des paysages sous-marins remarquables: plus de 1.200 espèces animales et environ 500 espèces végétales sont présentes dans des écosystèmes très variés qui sont autant de lieux de reproduction, de nurserie et d’abri», rappelle la mission chargée de la création de ce parc.

Le parc des îles Glorieuses (une des îles Eparses), dont les eaux sous-juridiction sont contigües à Mayotte, sera créé par le préfet de la Réunion et le préfet administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf). Géographiquement isolées et difficiles d'accès, ces îles sont encore relativement protégées des impacts de l'homme. Elles possèdent des récifs coralliens, pour la plupart éloignés de toute pression anthropique, qui hébergent de nombreuses espèces dont certaines, comme l’emblématique poisson napoléon ou le grand requin marteau, se trouvent aujourd’hui en danger d’extinction. Les eaux côtières et les plages accueillent également des tortues vertes et imbriquées, cette deuxième espèce étant en danger critique d’extinction. La création du parc naturel marin «permettra de protéger le Banc du geyser, aujourd’hui largement exploité de façon illégale par les pêcheurs artisans de la zone», peut-on lire sur le site dédié aux Taaf.

Enfin, le parc naturel marin à l’ouvert des estuaires picards réunira les estuaires de la Canche, de l’Authie, et de la Somme. Ces sites abritent une population résidente de phoques veaux marins (Phoca vitulina), qui viennent se reproduire en baie de Somme, ainsi que de nombreux animaux migrateurs comme le phoque gris (Halichoerus grypus), le grand dauphin (Tursiops truncatus) et le marsouin (Phocoena phocoena). Il présente également un intérêt ornithologique important.

Les aires marines protégées qui seront créées devraient couvrir 10% de la surface totale des espaces maritimes d’ici 2012.

En ce qui concerne le développement de l’économie maritime, la ministre a rappelé que 1.200 éoliennes en mer seront implantées d’ici 2020. La filière industrielle française des énergies marines devrait voir le jour, tout comme le développement de nouvelles «autoroutes de la mer» (dans le JDLE).



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