Greenpeace: la justice se déclare incompétente

Le 21 février 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Quel délit ont-ils commis ?
Quel délit ont-ils commis ?

Le tribunal correctionnel de Troyes s'est déclaré, ce mardi 21 février, «incompétent» dans le procès de 9 militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) le 5 décembre 2011.

Les six femmes et trois hommes, âgés de 22 à 60 ans, avaient comparu devant le tribunal de Troyes le 20 janvier pour «violation de domicile et locaux professionnels et dégradations en réunion».

Dans ses attendus, le tribunal de Troyes a estimé que ce qualificatif de violation de domicile ne pouvait être retenu contre les militants et a invité les pouvoirs publics à plutôt invoquer le chef d'accusation d'«introduction non autorisée dans un bâtiment intéressant la défense nationale».

Le 5 décembre 2011 à l'aube, les militants avaient découpé les trois grillages de l'enceinte de la centrale de Nogent-sur-Seine avant de grimper sur le dôme d'un des deux réacteurs pour tenter d'y peindre le symbole «danger» et dénoncer les failles de la sécurité des installations nucléaires.

Ils avaient été interpellés en fin de matinée, certains sur le dôme, d'autres enchaînés sur des échelles d'accès, les derniers cachés dans un buisson.

Le 28 février, le tribunal de Privas doit rendre son verdict contre deux militants, accusés d’avoir pénétré et de s’être cachés sur le site de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche). Comme à Troyes, le procureur avait requis, le 24 janvier, une peine de prison de 4 à 6 mois avec sursis et une amende allant de 1.000 à 1.500 euros.



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