Greenpeace détecte un début de pollution autour du Concordia

Le 12 mars 2012 par Stéphanie Senet
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Le Costa Concordia s'est échoué le 13 janvier dernier
Le Costa Concordia s'est échoué le 13 janvier dernier
Greenpeace

Greenpeace a dénoncé, le 9 mars, un début de pollution par des produits chimiques autour de l’épave du Concordia, ainsi que des traces d’hydrocarbures dans l’eau potable.

L’ONG déclare avoir réalisé des prélèvements, entre le 15 et le 18 février, près de l’île toscane du Giglio où le paquebot de croisière s’est échoué le 13 janvier dernier. Selon elle, des quantités d’azote ammoniacal (NH4+) ont été détectées entre 2,04 et 2,12 milligrammes par litre d’eau de mer, alors que la limite autorisée est de 0,066 mg/l. Greenpeace estime que cette pollution est due à la décomposition de matériel organique, comme la nourriture ou les boissons qui se trouvaient à bord.

Des éléments chimiques provenant de produits de nettoyage ont également été relevés: de 3,77 mg/l à 4,35 mg/l, alors que le maximum toléré par la loi est de 0,5 mg/l.

De son côté, le ministère de l’environnement italien a démenti toute pollution des eaux, précisant que les hydrocarbures et les détergents se trouvent à un niveau inférieur au seuil où ils peuvent être prélevés à l’aide d’instruments.

La différence entre les chiffres obtenus par Greenpeace et par l’agence officielle régionale pour la protection de l’environnement (Arpat) serait due au fait que l’ONG a réalisé ses prélèvements en surface et non en profondeur.

En matière d’hydrocarbures, Greenpeace a seulement relevé un taux élevé dans l’eau du robinet d’un magasin du port de l’île (82 mg/l). En réaction, la société locale qui gère l’eau potable a assuré que les prélèvements quotidiens, effectués à trois endroits (un en mer et deux sur l’île) depuis un mois et demi, restaient en dessous des limites réglementaires.

Si l’association estime que les fonds marins ne sont pas touchés, elle réclame enfin un plan rapide d’enlèvement de l’épave. «Nous jugeons inacceptable que cet énorme monstre de métal puisse rester encore longtemps à sa place actuelle alors que l’île fait partie d’un sanctuaire protégé», a-t-elle déclaré, en référence au classement en réserve naturelle. La société Costa, propriétaire du navire, a annoncé qu’elle avait reçu 6 propositions d’enlèvement et qu’elle prendrait sa décision fin mars début avril.

 



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