Greenpeace dénonce le coût des OGM pour les filières traditionnelles

Le 31 octobre 2008 par Victor Roux-Goeken
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La levée de l’interdiction de la culture du maïs OGM en France pourrait coûter cher aux filières traditionnelles, voire faire disparaître certaines d’entre elles, selon une étude du Centre de recherche et d’étude en gestion (Creg) de l’université de Pau. Et fortement pénaliser les personnes désireuses de manger «sans OGM».

Commandée par Greenpeace et publiée jeudi 30 octobre, l’étude indique que les filières de maïs biologique, doux et waxy «ayant un cahier des charges fixant au zéro technique (0,1% ou 0,01%) la présence d’OGM dans leurs produits» seraient mises en danger.

Les filières produisant sous le seuil d’étiquetage de 0,9 % ne pourraient continuer de coexister avec les filières OGM que si leurs efforts «peuvent être valorisés en bout de filière par le biais de l’étiquetage des produits animaliers». Car cela ne sert à rien de payer pour séparer strictement les deux filières si le consommateur n’en est pas informé.

Une coexistence dont les coûts se traduiraient par une hausse de 5 à 15 centimes d’euro par kilo de poulet «label rouge», nourri sans OGM, et de 5 à 37 euros par tonne de maïs non génétiquement modifié, selon l’étude.

Greenpeace appelle donc à maintenir la clause de sauvegarde sur le maïs MON 810 et à valoriser par l’étiquetage les produits issus des filières animales sans OGM.


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