Greenpeace classe les chefs d’Etat à 40 jours de Copenhague

Le 06 novembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Et la palme de la lutte contre le changement climatique revient à… Tuvalu! Apisai Ielemia (8,7/10), Premier ministre de l’un des plus petits pays du monde, situé en plein milieu du Pacifique, condamné du fait de la montée des eaux à l’horizon 2050, est en tête d’un classement de 11 chefs d’Etat, réalisé par Greenpeace à moins de 40 jours de la conférence de Copenhague.

Ils sont classés non pas en fonction de la performance environnementale de leurs pays respectifs, mais en fonction de 5 critères: les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre; l’aide aux pays en développement; les ambitions de protection des forêts; la défense, ou non, d’un cadre juridiquement contraignant pour un accord post-Kyoto; la politique nationale menée dans leur pays ainsi que la participation en personne au sommet de Copenhague.

Le président chinois Hu Jintao (5,9) arrive ainsi en seconde place, suivi du Premier ministre indien Manmohan Singh (5,3). «Les grands pays émergents contribuent davantage à l’obtention d’un accord pour sauver le climat que l’Union européenne ou les Etats-Unis, estime Greenpeace. Même si l’Indonésie et le Brésil doivent faire davantage pour stopper la déforestation, et la Chine, pour réduire sa dépendance du charbon».

Tous les chefs d’Etat européens sont sous la moyenne, le président français Nicolas Sarkozy (3,7) arrivant derrière le Premier ministre britannique Gordon Brown (4,5) et la chancellière allemande Angela Merkel (4,3). Ce classement du chef de l’Etat français est attribuable à «son obstination à ne pas chiffrer le soutien financier de la France aux pays en développement, sa volonté d’utiliser les forêts tropicales pour réduire les efforts de réduction des émissions nécessaires sur le territoire national, une politique énergétique verrouillée par le nucléaire et le silence sur sa venue à Copenhague», juge l’ONG.

Loin derrière, Barack Obama (0,8/10). Le président américain «déçoit», car tentant «d’affaiblir les dispositions contraignantes du protocole de Kyoto» (1).

(1) Dans le JDLE «Copenhague: les Etats-Unis veulent un accord à leur sauce»


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