Greenpeace appelle les salariés du pétrole en Arctique à la délation

Le 24 avril 2013 par Marine Jobert
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Une action de Greenpeace dans une station service de la Shell.
Une action de Greenpeace dans une station service de la Shell.
Greenpeace

C’est aux travailleurs du pétrole, «qui sont chaque jour confrontés à la réalité de l’impréparation de l’industrie pétrolière à opérer en Arctique», que Greenpeace International s’adresse. Afin de «leur rendre le pouvoir», l’ONG écologiste lance un site internet, sur lequel les salariés et les sous-traitants des compagnies pétrolières qui opèrent en Arctique pourront divulguer, de façon sécurisée et secrète, des informations en leur possession. «Nos sources seront protégées», assure Greenpeace International, qui espère collecter en particulier des éléments sur la sécurité opérationnelle, les mauvaises pratiques en vigueur et sur de potentielles violations des règles environnementales. «Leur bravoure pourrait être la clé du sauvetage de l’Arctique pour les générations futures.»

 

Dans la ligne de mire de l’ONG -qui offre à peu de frais un surcroît de visibilité à sa campagne contre l’exploitation offshore en Arctique-, il y a la compagnie anglo-hollandaise Shell, très active aux abords du cercle polaire. Des affiches grand format annonçant le lancement du site internet ont fait leur apparition à proximité des bureaux londoniens de la compagnie. Des prospectus vont être distribués aux salariés à la sortie des bureaux et le réseau professionnel LinkedIn va servir de cheval de Troie pour entrer en contact avec les salariés du groupe pétrolier.

 

Greenpeace International tient le compte des déboires techniques de l’opérateur [JDLE], qui remporte, selon elle, la palme de «ce qu’il ne faut pas faire». Selon l’ONG, c’est grâce à la vigilance médiatique et citoyenne qu’un coin de voile est levé sur les méthodes mises en œuvre par Shell. «C’est pourquoi nous sommes à la recherche d’informations relatives aux forages pétroliers dans le grand nord, qui ont tendance à être passées sous silence. Le public mérite de savoir quels risques immenses ces compagnies prennent chaque jour, jouant avec la planète pour en extraire 3 ans de pétrole», écrit l’ONG.



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