Grèce : l’énergie derrière la réforme

Le 10 juillet 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Alexis Tsipras, un premier ministre grec riche de propositions.
Alexis Tsipras, un premier ministre grec riche de propositions.
dr

Le gouvernement grec est décidément plein de surprises. Dans la nuit du 9 au 10 juillet, l’administration d'Alexis Tsipras a envoyé de nouvelles propositions à ses créanciers, à quelques heures de l’ouverture (samedi 11 juillet) d’un sommet européen consacré à la Grèce.

Concoctées, avec l’aide hauts fonctionnaires français, ces mesures visent à augmenter certains taux de TVA, à réduire les exonérations fiscales dont bénéficient certaines régions (les îles touristiques) ou certains secteurs économiques (les armements maritimes). Athènes prévoit aussi de réviser le régime des retraites, de diminuer (petitement) son énorme budget militaire, d’augmenter la fiscalité des entreprises et de durcir la répression de la corruption et de l’évasion fiscale.

21 pages

Quelques mesures à teneur environnementale figurent aussi dans les 21 pages envoyées à Bruxelles.

Les subventions à la consommation de gazole agricoles seraient supprimées. De même, l’administration fiscale réprimera plus fortement le trafic de carburant. Le taux de TVA de l’assainissement de l’eau passera de 13% à 23% (taux normal). En revanche, la fourniture d’eau et d’électricité continueront de bénéficier de taux de taxation réduits.

ne plus vendre à perte

Electricité toujours, le gouvernement Tsipras s’engage à réformer le marché. Plus question, par exemple, d’obliger les exploitants de centrales à faire fonctionner leurs installations à perte. Les tarifs régulés de vente seront calculés en fonction des coûts de production réels. A cet égard, le régulateur du marché de l’électricité devrait voir son indépendance et ses moyens renforcés.

Last but not least, les autorités grecques s’engagent à présenter un plan ambitieux de développement des énergies renouvelables et d’amélioration de l’efficacité énergétique.

Bref, cinq jours après qu’une très large majorité des électeurs grecs a repoussé, par référendum, toute nouvelle concession économique et sociale, le gouvernement grec fait sensiblement machine arrière devant ses créanciers. Pour leur demander une nouvelle rallonge?



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus