Grands projets (inutiles): un we riche en mobilisations

Le 26 février 2016 par Marine Jobert
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Le projet à NDDL a presque 50 ans d'âge.
Le projet à NDDL a presque 50 ans d'âge.
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A Nantes comme à Barjac, on va user le pavé ce week-end, pour envoyer des messages au gouvernement: pas de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes et pas de pétrole ou de gaz de schiste en France.

Environ 700 kilomètres séparent Nantes (Loire-Atlantique) de Barjac (Gard), mais un trait d’union les reliera le temps d’un week-end: les mobilisations organisées contre des projets portant atteinte à l’environnement. Samedi, des dizaines de milliers de personnes devraient converger vers le site de Notre-Dame-des-Landes, pressenti depuis les années 1960 pour accueillir le nouvel aéroport de l’agglomération nantaise. Mot d’ordre: l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysans et habitants de la ZAD[1], ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport. Une manifestation qui intervient alors que l’annonce de la tenue d’un référendum local n’a en rien fait baisser la tension entre pro et anti-aéroport, unis dans l’incertitude quant aux conditions d’organisation de la consultation.

La Bretagne s’abstient

Manuel Valls avait tenté, le 18 février, de restreindre son périmètre au seul département de Loire-Atlantique, contredit quelques jours plus tard par Ségolène Royal. La majorité socialiste de la région Bretagne -présidée par le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et qui apporte 29 millions d’euros au projet- vient d’annoncer qu’elle ne souhaitait pas être incluse dans ce périmètre, provoquant l’ire de l’opposition. Le rassemblement de samedi est organisé sur l’emplacement du futur barreau routier, «pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer». Des dizaines d’organisations[2] appellent à manifester.

Permis en attente

A Barjac, ce sont les huile et gaz de schiste qui mobilisent. Un mois après l’annulation de l’abrogation du permis de Montélimar détenu par le groupe Total, près de 5.000 personnes sont attendues pour réaffirmer leur opposition à l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Les associations et collectifs de citoyens mobilisés demandent à Ségolène Royal, en charge du dossier des mines, de ne pas renouveler, ni prolonger la trentaine de permis qui arrivent à échéance sur le territoire national, ainsi que de rejeter les 133 demandes en cours d’instruction.

Code minier enterré

Des exigences qui ne sont peut-être pas inutiles puisque, comme le rappellent plusieurs associations environnementales, trois permis exclusifs de recherche ont été délivrés deux mois avant la COP 21, deux autres ont été prolongés et deux nouveaux permis d'exploration pour des minerais ont été délivrés en Guyane mi-janvier. Parallèlement, et conformément aux vœux d’Arnaud Montebourg de relancer l’avenir minier de la France, 8 permis exclusifs de recherche de mines ont été accordés et 8 autres sont en cours d'instruction. Les associations réclament surtout l’aboutissement de la réforme du Code minier, enlisée depuis presqu’un an et dont l’adoption par ordonnance rencontre une forte opposition de la part des élus et des populations.

 



[1] Le 25 janvier, le juge des expropriations a prononcé l'expulsion immédiate pour les exploitations agricoles, sous deux mois pour les habitations.

[2] https://www.acipa-ndl.fr/actualites/divers/item/628-appel-notre-dame-des-landes-samedi-27-fevrier-2016-mobilisation-generale

 



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