Grande-Bretagne: grave incident nucléaire

Le 31 mai 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

En Grande-Bretagne, une fuite de liquide radioactif s'est prolongée pendant neuf mois sans aucune intervention des salariés de la centrale concernée. Un accident qui devrait avoir des conséquences sur la politique de Tony Blair.

Le plan de lancement d'une nouvelle vague nucléaire, lancée par le Premier ministre britannique, Tony Blair, pourrait bien être remise en cause par la révélation du journal The Independent: 83.000 litres de liquide radioactif se sont échappés de la centrale nucléaire de Sellafied, au nord-ouest de l'Angleterre, pendant plus de neuf mois, soit l'incident le plus grave depuis 13 ans. Selon le quotidien, le rejet est si important qu'il permettrait de fabriquer 20 bombes nucléaires.

La fuite détectée le 19 avril provient d'une rupture de canalisation consécutive à des erreurs humaines et techniques selon les inspecteurs de l'autorité de sûreté nucléaire britannique (Nuclear Installation Inspectorate). Le British nuclear group, entreprise qui gère le site, le confirme: les salariés n'auraient pas mis en oeuvre les procédures nécessaires pour répondre aux indicateurs prévenant d'une fuite. Le gérant a ordonné une action envers ces agents et des contrôles sur d'autres conduits afin de vérifier l'usure des matériaux, un défaut pointé par les inspecteurs. La gravité de l'incident a été classée en catégorie 3 par l'Autorité internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur une échelle qui comprend 7 niveaux, le dernier correspondant à des catastrophes comme Tchernobyl. Le niveau 3 avait déjà été atteint en septembre 1992 sur ce même site de Sellafield.

L'avenir de cette usine de retraitement est désormais bien incertain et l'Agence de retrait nucléaire (NDA en anglais), organisme indépendant financé par le gouvernement, chargé de dépolluer les anciennes installations nucléaires, veut fermer le site. Le British nuclear group, qui pourrait être l'objet d'une information judiciaire, va devoir prouver son efficacité en améliorant les pratiques opérationnelles de Sellafield et en récupérant le liquide échappé. Les autorités britanniques ont été très discrètes bien que cette fuite soit connue depuis plus d'un mois et demi: ce scandale aurait pu porter préjudice à la réélection de Tony Blair. En outre, la relance du nucléaire britannique n'apparaît plus aussi assurée.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus