Grand Hamster: un arrêté et un plan national d’action à venir

Le 19 décembre 2016 par Marine Jobert
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800 spécimens recensés en 2011.
800 spécimens recensés en 2011.

Un nouveau plan national d’action va être mis en place début 2017, dans la foulée d’un arrêté visant à définir de nouvelles mesures de protection de l’habitat du Grand Hamster d’Alsace.

Cinq ans après l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de 2011 -condamnant la France pour insuffisances dans la préservation du Hamster commun- et 6 mois après l’annulation par le Conseil d’Etat de ses arrêtés pour atteinte au droit de propriété privée, l’Etat revient avec un nouvel arrêté en date du 9 décembre 2016, pour tenter de sauver le mammifère le plus connu d’Alsace. Objectif affiché: lui ménager des surfaces suffisamment grandes pour assurer la permanence des cycles biologiques et la restauration de populations viables, et pour maîtriser les aménagements et l’urbanisation en tenant compte des exigences de protection de l’espèce et de son habitat.

Protection intégrale dans les 300 premiers mètres

L’économie générale des deux arrêtés de 2012 n’est pas bousculée pour autant. Le dispositif est toujours fondé sur le maintien d’une zone de protection statique de l’habitat dans une zone de 300 mètres autour d'un terrier identifié au cours des deux dernières années, dans laquelle l’habitat de l’espèce est intégralement protégé. Une zone dite d’accompagnement est créée, qui doit permettre de prendre en compte la dispersion de l’espèce autour de la zone de protection statique et dans laquelle la protection de l’habitat ne s’applique qu’à la périphérie immédiate des terriers de l’espèce.

Secteurs urbanisables

Restait en suspens la délicate question des secteurs à urbaniser, dont certains abritent ou avaient abrité récemment des animaux. La question est réglée: ils sont tout simplement exclus de la protection de l’habitat de l’espèce, «dans la mesure où ces secteurs ne sont pas déterminants pour le maintien de ses cycles biologiques». «Tous les 5 ans, à chaque révision de ce plan, il y aura inclusions de nouvelles zones à urbaniser, craint Stéphane Giraud, le directeur d’Alsace Nature. On s’éloigne encore un peu plus de la dimension biologique de l’espèce.»

 

Un nouveau plan national d’action va être mis en place début 2017, a précisé Barbara Pompili dans un communiqué, «afin de maintenir les efforts pour le rétablissement de cette espèce parmi les plus menacées en Europe et au bord de l’extinction en Alsace».

 

 



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