Grand emprunt: 5 milliards d’euros pour le «développement durable»

Le 14 décembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Le chef de l’Etat a présenté au cours d’une conférence de presse lundi 14 décembre les 5 priorités financées par le grand emprunt, dont le montant s’élèvera à 35 milliards d’euros. Cette somme provient du remboursement des 13 milliards d’euros prêtés par l’Etat aux banques pendant la crise, ainsi qu’à un appel au marché de 22 milliards d’euros par l’Agence France Trésor.

L’enseignement supérieur et la formation, la recherche, les filières industrielles et PME ainsi que le numérique récoltent respectivement 11, 8, 6,5 et 4,5 milliards d’euros. Le «développement durable» se voit allouer 5 milliards d’euros –2,5 milliards d’euros pour les énergies renouvelables et décarbonées, 1 milliard d’euros pour le nucléaire «de demain», 1 milliard pour les transports et l’urbanisme durable, ainsi que 500 millions pour la rénovation thermique des logements privés.

Sur les 2,5 milliards d’euros alloués aux ENR et énergies décarbonées, 1,5 milliard sera versé à l’Ademe «qui a su développer une compétence solide d’agence de financement des énergies renouvelables, grâce à la gestion du fonds ‘démonstrateurs’», indique l’Elysée. Ces financements seront alloués en coordination avec l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie (Ancre), créée en juillet dernier (1). La priorité ira au captage et stockage du carbone (CSC) ainsi qu’à l’amélioration de la performance des panneaux photovoltaïques et au stockage pour mieux gérer l’intermittence de l’énergie éolienne.

Le milliard restant sera consacré à la création de 5 à 10 instituts d’excellence regroupant chercheurs publics et entreprises dans une logique de partenariats
publics-privés, en cohérence avec les pôles de compétitivité. «Les moyens nouveaux aboutiront à renforcer considérablement les opérateurs de recherche intervenant dans les énergies renouvelables et décarbonées, tels que le CEA, l’IFP, l’Ifremer, le BRGM, l’INRA…» Le Commissariat à l’énergie atomique, renommé CEAEA, se retrouve aussi en charge des énergies alternatives.

Un milliard d’euros est consacré aux réacteurs nucléaires de 4e génération, «qui produiront de plus faibles quantités de déchets radioactifs à vie longue et nécessiteront beaucoup moins de combustible, permettant ainsi de faire reculer considérablement l’horizon d’épuisement des réserves mondiales».

Un fonds d’un milliard d’euros sera géré par la Caisse des dépôts et consignations et consacré au soutien de «programmes urbains intégrés (transports, logement, énergie) qui émergeront en France au travers d’appels à projets».

Les 500 millions d’euros restants seront versés à l’Agence nationale de l'habitat (Anah) pour lutter contre la précarité énergétique.

(1) Dans le JDLE «L’Ancre est lancée pour coordonner les recherches en énergie»


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