Glacier de Tête rousse : pompage en cours

Le 26 août 2010 par Thérèse Rosset
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Les travaux pour vider la poche d’eau de 65.000 mètres cubes emprisonnée sous le glacier de Tête rousse (3.200 mètres d’altitude), dans le massif du Mont-Blanc, ont démarré le 25 août.

Cette eau devrait s’évacuer naturellement, de façon progressive, et les scientifiques du CNRS qui ont repéré l’anomalie ignorent encore les raisons de cette « rétention » d’eau.

Après une semaine de préparation du chantier, le pompage des premiers mètres cubes a débuté sur le glacier. Il réduira la pression de l’eau enfermée à 75 mètres de profondeur pour éviter que le « bouchon de glace » ne cède. Un dispositif capable de détecter une rupture brutale de la poche d’eau est actif depuis le 28 juillet (à savoir des câbles reliés à un système d’alerte) et préviendrait la population de l’explosion de la cavité. En cas d’alerte, la population de la vallée de Saint-Gervais, située en contrebas du glacier, devrait immédiatement rejoindre les points de regroupement.

« En cas de rupture, l’eau pourrait s’écouler en 15 à 30 minutes dans la vallée et près de 900 familles pourraient être concernées », a révélé Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais lors d’une conférence de presse.

Par cette opération de pompage, les autorités préfectorales et communales espèrent éviter le renouvellement de la catastrophe survenue le 12 juillet 1892, qui fit 200 victimes après l’explosion de la même poche d’eau.

Les travaux qui ont débuté hier consistent à creuser la calotte glaciaire à l’aide d’une pelle araignée et d’un système de forage thermique (avançant de 5 mètres par heure). Une fois la poche d’eau atteinte, le pompage permettra d’absorber 150 m3 d’eau par heure.

Mais la crainte des populations comme des autorités locales est de voir la cavité se reformer. « La troisième phase consistera à imaginer, trouver des financements et mettre en œuvre un nouveau dispositif de surveillance de ce glacier pour que plus jamais ne plane la crainte de la survenue d’une catastrophe », a déclaré Jean-Marc Peillex (communiqué du 25 août)

Le coût total des travaux, sécurisation et plan de sauvegarde compris, est estimé à 2,5 millions d’euros, co-financés par le Feder (Fonds européen de développement régional) à hauteur de 40,4 %, le fonds Barnier (Fonds de prévention des risques naturels majeurs) pour 39,6 %, et la commune (20 %).

 

 



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