Gironde: déconstruction sélective d’un incinérateur

Le 20 juin 2005 par Delphine Moninot
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La communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon Sud procède à la déconstruction sélective d’une usine d’incinération. Une première dans la région.

Depuis le 9 mai dernier, la communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon Sud (Cobas) procède à la déconstruction de son ancienne usine d'incinération d'ordures ménagères (UIOM), située à La Teste de Buch (Gironde). L'opération, qui comprend non seulement la déconstruction mais aussi le traitement des sols et la remise en état du site, devrait se terminer à la fin de l'année 2005. Fermée depuis décembre 1999, l'UIOM a brûlé chaque année pendant 25 ans entre 30.000 et 36.000 tonnes de déchets. Le chantier est assuré par Delair Navara, une filiale du groupe Vinci spécialiste des démolitions, décontaminations et dépollutions.

La première tranche de travaux consiste en la déconstruction proprement dite de l'usine. Elle devrait prendre fin vers la mi-juillet. L'usine est démontée de façon sélective, pièce par pièce, afin d'assurer la valorisation des matériaux et leur élimination dans les filières agréées. Il aura fallu trois semaines pour découper la cheminée en béton haute de 26 mètres à l'aide d'une machine à grands bras. Les bétons du four sont stockés à part et seront analysés pour vérifier s'ils contiennent ou non des métaux lourds. L'entreprise concasse les bétons et matériaux de construction qui deviendront de la sous-couche routière. «Le reste du bâtiment est décortiqué avec des cisailles et des broyeurs», explique Virgile Dacounin, le conducteur des travaux pour Delair Navarra. Toute la partie métallique est vendue en Espagne pour être refondue. « Les déchets non recyclables et les fines [poussières] sont en cours d'analyse pour déterminer leur teneur en métaux lourds. Selon leur degré de pollution, ils iront ensuite en décharge de classe 1, 2 ou 3 », ajoute-t-il.

La deuxième phase des travaux, le traitement des sols après analyse, devrait commencer en avance sur le calendrier, dès la mi-juillet. «Les analyses que nous avons déjà effectuées autour de l'usine montrent que le sol n'est pas pollué, mais nous devons attendre celles que nous ferons sous le bâtiment pour savoir si la terre doit être décapée ou non», précise Hélène Arcis, responsable environnement à la Cobas. Selon la gravité de la pollution, la terre est enlevée sur une épaisseur de 50 centimètres à un mètre et dirigée en décharge de classe 1 ou incinérée. «La terre ne devrait pas être très polluée car il y avait une dalle en béton», estime Virgile Dacounin. Après analyse et traitement des sols, le site sera remis en état, avec le dévoiement des réseaux de voierie. Le site, situé en zone industrielle, devrait être vendu par la Cobas à un établissement public ou une entreprise. Le coût des travaux est estimé à 900.000 euros, financés principalement par la Cobas, avec l'aide du Département, de la région Aquitaine et de l'Etat. Des coûts moins élevés que si la Cobas avait dû remettre l'usine aux normes.

Depuis sa fermeture en 1999, la communauté d'agglomération a mis en place une collecte sélective des emballages et déchets fermentescibles. Les déchets ultimes sont envoyés vers un centre d'enfouissement.


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