Giec 3 : les moyens existent pour lutter contre le réchauffement

Le 04 mai 2007 par Bérangère Lepetit
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Les experts du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), réunis depuis lundi 30 avril à Bangkok sont tombés d'accord, vendredi 4 mai, sur un «résumé à l'attention des décideurs politiques». Conclusion: la lutte contre le réchauffement du climat est possible à moindre coût. Les ONG ont demandé aux Etats de réagir immédiatement.

Les 20 à 30 prochaines années seront cruciales pour atténuer le réchauffement planétaire alors que le monde dispose des technologies pour parvenir à cet objectif à un coût modéré: voilà la principale conclusion des experts du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) qui se sont réunis vendredi 4 mai à Bangkok au terme d'une semaine de débats organisés à Bangkok, en Thaïlande.

Les experts ont prévenu qu'il fallait faire vite. «Les efforts d'atténuation du réchauffement climatique dans les 20 à 30 prochaines années auront un large impact sur les possibilités d'atteindre des niveaux plus bas de stabilisation des émissions de gaz à effet de serre», selon la synthèse du Giec. Ces émissions devraient atteindre un pic d'ici 2015 et décroître par la suite si on veut contenir la hausse de la température moyenne mondiale entre +2 et +2,4°C, selon le meilleur scénario présenté par le Giec. Mais «plus on voudra atteindre un niveau de stabilisation bas, plus vite ce pic devra être atteint et le déclin des émissions s'amorcer», ont déclaré les experts.

Le document mis au point pendant la semaine, un «résumé à l'intention des décideurs politiques», «identifie clairement des mesures pour lutter contre le changement climatique à un coût relativement modéré», selon Rajendra Pachauri, président du Giec. «Il y a tant de choses qu'on pourrait faire à des coûts bas. Tous les secteurs pourraient contribuer à la réduction des émissions dans tous les pays du monde», a déclaré de son côté  Bert Metz, coprésident du groupe de travail III». . «Le secteur du bâtiment est celui qui offre le plus grand potentiel pour des actions à coûts bas», a-t-il précisé. La diminution de la déforestation pourrait également selon lui contribuer à la réduction des émissions.

Les ONG de défense de l'environnement ont immédiatement réagi en appelant les Etats à s'atteler au travail dès lundi. Selon Stephan Singer, du World wild fund for nature (WWF), le rapport «montre pour la première fois qu'il est possible de lutter avec ambition contre la pollution du climat sans que cela coûte une fortune». Pour Greenpeace, le texte appelle maintenant «une réponse politique sérieuse» de la part des dirigeants du monde. «Avec ce rapport, nous avons maintenant une série d'options très  claires face au changement climatique», a indiqué  Stéphanie ? Tunmore, responsable des campagnes Climat-Energie de Greenpeace international.




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