Gestion des déchets en Europe : encore de grandes disparités

Le 20 janvier 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Si certains Etats membres de l’Union européenne (UE) ont enregistré des progrès en matière de maîtrise et de recyclage des déchets, nous sommes encore loin des objectifs fixés par la règlementation, à savoir la limitation de la production de déchets et leur utilisation comme une ressource, peut-on lire dans un rapport publié le 19 janvier par la Commission européenne.

Aujourd’hui, près de 20 % des procédures d’infraction en rapport avec l’environnement portent encore sur la question des déchets. La France a récemment transposé la directive cadre sur les déchets (dans le JDLE), mais ce n’est pas le cas de nombreux autres pays de l’UE. « Au cours de ces 10 dernières années, la production de déchets municipaux s’est stabilisée autour de 524 kilogrammes par an et par personne, tandis que la consommation des ménages enregistrait sur la même période une progression d’environ 16 % », rappelle la Commission. Ce qui signifie que la production globale de déchets semble « au mieux se stabiliser ou, tout du moins, progresser à un rythme plus lent que la croissance économique ».

Peut mieux faire, donc. Le rapport constate que les disparités entre Etats quant à leur manière de traiter les déchets restent très importantes. Par exemple, la Grèce, Chypre, la Lettonie et la Lituanie restent de très mauvais élèves. La Bulgarie, Malte, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie continuent pour leur part à alimenter les décharges en déchets solides municipaux, alors que l’objectif est de réduire au maximum ces apports (la directive-cadre prévoit que les Etats membres devront recycler 50 % de leurs déchets municipaux et 70 % de leurs déchets de construction et de démolition d’ici 2020).

En ce qui concerne l’incinération, seulement trois pays ont diminué l’utilisation de ce mode de traitement (entre 1995 et 2007) : la Belgique, la France et le Luxembourg.

La Commission préconise « l’interdiction de la mise en décharge et l’extension du principe de la responsabilité du producteur à une série de flux de déchets supplémentaires, et ce dans toute l’Union ». Il est nécessaire d’introduire une plus grande cohérence entre la conception des produits et les politiques en matière de déchets, insiste-t-elle.

Des efforts pourraient également être faits à l’échelle de chaque individu, qui y gagnerait en économies. 25 % de la nourriture achetée par les ménages de l’Union européenne finit à la poubelle : on pourrait éviter environ 60 % de ce gaspillage, ce qui se traduirait par une économie de quelque 500 € par ménage et par an.

La Commission présentera de nouvelles propositions en 2012.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus