GES et polluants : des études à venir

Le 18 novembre 2004 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

L'Agence européenne pour l'environnement a publié mardi 16 novembre un rapport nommé "Politiques de la pollution de l'air et du changement climatique en Europe: explorer les liens et la valeur ajoutée d'une approche intégrée".

Les politiques internationales sur la qualité de l'air devraient mieux intégrer le phénomène du changement climatique dans leurs actions. L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) regrette que la lutte contre les polluants (dioxyde de soufre, oxydes d'azote, composés organiques volatils, aérosols etc.) ne soit pas liée à celle contre les gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, hydrofluorocarbones etc.). En effet, toutes ces molécules chimiques ont bien souvent la même origine (industrie et transport) et interagissent entre elles dans l'environnement.

L'exemple le plus frappant est celui de l'ozone qui est à la fois un polluant très agressif pour le système respiratoire des hommes et pour la végétation, mais aussi un puissant gaz à effet de serre (GES). L'ozone est produit à partir de précurseurs (oxydes d'azote et composés organiques volatils notamment) et de rayonnements ultraviolet. Plus la température s'élève, plus il y a un risque de production d'ozone. Donc le réchauffement de la planète devrait augmenter la concentration d'ozone qui contribue au réchauffement de la planète en tant que GES. Il s'agit du phénomène de rétroaction. Il devient urgent d'étudier ce type de scénario et de mieux comprendre le cycle très complexe qui lie les oxydes d'azote (NOx), l'ozone (O3), le protoxyde d'azote (N2O) et le dioxyde de carbone (CO2), affirme l'AEE.

L'Agence s'inquiète aussi des conséquences de la politique de diminution drastique des émissions d'aérosols sur celle de la lutte contre le réchauffement climatique. Certains aérosols ont un pouvoir de réchauffement (suies), d'autres un pouvoir de refroidissement (composés organiques, nitrates etc.). Il est donc intéressant de savoir quel impact sur le réchauffement de la planète peut avoir une diminution des émissions d'aérosols. Sera-t-il positif ou négatif? Les scientifiques ne peuvent pas répondre à cette question étant donné qu'ils comprennent encore mal les effets des suies sur l'environnement.

L'Agence propose dans un premier temps de mettre en place plusieurs indicateurs pour chaque polluant. L'un d'entre eux permettrait par exemple d'examiner la contribution des polluants de l'air européen au changement climatique global. Il serait exprimé en une mesure de concentration (parties par millions) équivalent CO2 ou en forçage radiatif en watts par mètre carré (W/m2).




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus