Gérard Bapt s’attaque maintenant au DEHP

Le 23 décembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Le député Gérard Bapt (PS) a annoncé jeudi 22 décembre avoir déposé une proposition de loi pour interdire le DEHP. Ce phtalate largement utilisé dans les dispositifs médicaux comme les tubulures ou les masques à oxygène permet d’augmenter la flexibilité des matières plastiques. Mais il est aussi accusé d’être toxique pour la reproduction de l’homme et cancérigène. Il peut provoquer des troubles mentaux, moteurs et du comportement chez les enfants exposés in utero.

L'Assemblée nationale avait adopté en première lecture, en mai dernier, contre l'avis du gouvernement, une proposition de loi d'Yvan Lachaud (Nouveau centre) interdisant l'utilisation de perturbateurs endocriniens comme les phtalates et les parabènes (voir JDLE).

Un rapport parlementaire, publié le 13 juillet dernier, appelait à accélérer la substitution de produits particulièrement problématiques tels que les phtalates à chaîne courte (DEHP) dans les applications médicales à destination des publics sensibles. Mais les parlementaires prônaient également une «interdiction raisonnée», ne souhaitant pas éliminer des familles entières, mais certaines molécules qui posent problème.

Le député de Haute-Garonne précise aussi, dans l'exposé des motifs de sa proposition de loi, que la famille des phtalates est large et comprend des substances dont toutes ne sont pas potentiellement dangereuses pour la santé humaine.

En ce sens, «l'interdiction absolue préconisée par la proposition de loi Lachaud paraît excessive et difficilement applicable, qu'il s'agisse du contrôle ou de la substitution par les industriels», ajoute-t-il.

En revanche, le député socialiste propose d'interdire, à compter du 1er janvier 2014, la fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché de tout dispositif médical contenant du DEHP.

Ce produit est présenté parmi les plus nocifs dans une liste, publiée en octobre 2008 par l'Agence européenne des produits chimiques (Echa), de substances prioritaires à contrôler, rappelle-t-il.

«Si certains des usages des plastifiants ne présentent que peu de dangers, par exemple lorsqu'ils sont utilisés dans les toitures, d'autres paraissent potentiellement nocifs à l'instar des dispositifs médicaux et des contenants alimentaires», ajoute le cardiologue.

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http://www.journaldelenvironnement.net/article/perturbateurs-endocriniens-le-temps-de-la-precaution-serait-il-venu,24152
 
 


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