Géo-ingénierie: les citoyens n’en veulent pas

Le 13 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Esquisse d'un navire brumisateur d'eau de mer pour accroître l'albédo des nuages.
Esquisse d'un navire brumisateur d'eau de mer pour accroître l'albédo des nuages.
DR

Ce n’est plus un scoop: les perspectives climatiques sont mauvaises. Ce qui incite un (petit) nombre de climatologues à vanter les mérites de la géo-ingénierie, pour contrebalancer certains des effets des changements climatiques.

Deux grandes familles de technologies (jamais testées à grande échelle) se battent en duel: la gestion du rayonnement solaire (GRS) et l’extraction du CO2 de l’atmosphère (ECA). Dans la première catégorie, on range les techniques ayant pour objet de réfléchir vers l’espace une fraction de l’énergie solaire, pour rafraîchir le climat, parmi lesquelles les miroirs spatiaux, le blanchiment des nuages ou la brumisation de particules soufrées dans la stratosphère. En face, ce sont les arbres artificiels, la fertilisation marine ou le bio-charbon.

Comme l’ont montré nombre de rapports et colloques, le débat scientifique fait rage quant à la pertinence de ces options. Des options dont on peut se demander si elles sont acceptées par le grand public. Trois chercheurs ont sondé plus de 2.000 Australiens et Néo-Zélandais.

Publiés dimanche 12 janvier sur le site de Nature Climate Change, les résultats de ce sondage vont fortement décevoir les climatologues et entrepreneurs qui nourrissent de grands espoirs dans les techniques de rafraichissement artificiel. Reprenant à leur compte les techniques du marketing, ou de la conférence citoyenne, les scientifiques ont briefé leurs interlocuteurs sur la question avant de les interviewer.

Au chapitre des associations les plus fréquemment faites à l’évocation des techniques de géo-ingénierie, un quart des sondés considèrent qu’on en ignore les conséquences, 16% qu’elles sont risquées, 12 à 13% qu’elles sont artificielles. Les caractères «contrôlable», «inoffensif pour l’environnement», «durable» et «économique» ne sont une évidence que pour 5 à 7% des personnes interviewées.

Technologie par technologie, le citoyen laisse une chance au bio-charbon et à l’ECA. En revanche, l’idée de masquer l’astre diurne, même pour la bonne cause, ne convainc pas. Entre 75% et 86% des Wallabys et des Kiwis jugent négativement les techniques de GRS. Il va falloir faire preuve de beaucoup de pédagogie.

 



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