GE lance sa propre certification hygiène et sécurité

Le 08 décembre 2006 par Bérangère Lepetit
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227 sites labellisés aux Etats-Unis, 2 fraîchement certifiés en France. La certification Global star, «fait maison» par General electric, a vocation à se multiplier et s'exporter.

Et de deux. Après l'usine de Buc, dans les Yvelines, certifiée en juin 2005, c'est au tour de l'usine de turbines à gaz de Bourogne, située près de Belfort de recevoir le titre de General electric (GE), Global star. «Un marathon qui s'est achevé par un sprint final», souffle Jérôme Boulanger, responsable du projet. Deux ans de préparation, 400 employés impliqués dans le processus et quatre pré-audits pour que les salariés de cette usine puissent obtenir une bonne note et se targuer de détenir le précieux label de la compagnie multinationale basée aux Etats-Unis.

Pour cela, l'usine de Bourogne s'est pliée à la règle des «21 éléments hygiène et sécurité» parmi lesquels on peut citer «l'implication des employés», «les équipements de protection individuelle», la «sécurité des véhicules et des utilisateurs» ou encore «la gestion des produits chimiques». Afin de répondre à ces différentes exigences, 21 équipes, animées par 21 personnes choisies parmi les 1.600 employés du site, ont été constituées. L'audit final, également effectué par des employés de GE, s'est déroulé du 16 au 20 octobre dernier.

But de la manoeuvre: que les risques des sites GE soient gérés en accord avec la législation française et les règles de sécurité internes à la multinationale. Sans oublier ensuite un suivi annuel pour s'assurer que les sites en question ne baissent pas leurs exigences, complété d'un audit effectué tous les 5 ans. Présent dans une centaine de pays et employant plus de 300.000 personnes dans le monde, le groupe General electric, qui a dégagé l'an dernier 11,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, prétend ainsi faire référence en matière de politique en hygiène et sécurité et ensuite exporter ses normes. Depuis 1987, la firme s'est jointe à un programme public lancé par le ministère américain chargé de la santé pour instaurer dans les entreprises un système de management visant à réduire les risques pour les salariés et l'environnement (1).

«L'idée de cette démarche est aussi d'aider nos clients à être moins pollueurs, précise Clara Gaymard, présidente de GE France, qu'ils puissent ainsi labelliser leurs produits «éco-imagination». «Eco-imagination» qui fait référence au fameux «Imagination at work», le slogan de la multinationale dont l'objectif, après la technologie, les médias et les services financiers, est de «rendre la vie meilleure». «La labellisation Global star, en rationalisant la production, a également augmenté les gains de productivité de GE», ajoute Clara Gaymard.



Selon Frank Farnel, directeur de la communication de GE Energy, le certificat Global star représenterait beaucoup plus qu'un Iso: «Notre activité critique de production de turbines à gaz impose d'aller beaucoup plus loin que les simples obligations légales dans ce domaine», dit-il.



GE mise également sur l'implication des employés dans le processus de certification. «Au départ, les employés rechignent à mettre des lunettes de sécurité et envisagent cette mesure comme une contrainte, poursuit Jérôme Boulanger. Mais après explication, ils finissent par comprendre que ces lunettes ont une réelle utilité.» A Buc, selon GE, le taux de fréquence des accidents avec arrêt de travail aurait ainsi baissé de plus de 76% depuis la mise en place de Global star.

(1) VPP (Voluntary protective program)




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