GDF Suez se rejette à l’eau

Le 20 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La Sabella D03, précurseur de la future D10.
La Sabella D03, précurseur de la future D10.
Sabella

Malheureux dans l’éolien marin, GDF Suez cherche à développer la production d’électricité sous-marine [JDLE]. Mercredi 20 juin, l’énergéticien franco-belge a annoncé son intention de lancer deux projets d’hydroliennes (turbines électriques sous-marines) en Normandie et en Bretagne.

«L'ambition de GDF Suez est de pouvoir, à travers ces deux projets, installer et exploiter dès 2015 des unités de production hydrolienne sur ces deux zones et devenir un acteur de référence dans les énergies marines renouvelables», a souligné l'électricien français dans un communiqué.

Il lui faudra, au préalable, attendre les conclusions d’une étude conduite par RTE sur les possibilités de raccordement au réseau de transport d’électricité (haute tension) d’une ferme hydrolienne, située au pied de l’usine Areva de La Hague. Cette étude doit, en principe, être réalisée d’ici la fin de l’année.

La première zone évoquée par GDF Suez est celle du Raz Blanchard, l’un des courants de marée les plus puissants d'Europe, qui s'écoule entre le Cotentin et les îles anglo-normandes. La zone concentre à elle seule la moitié du potentiel hydrolien national et le groupe dirigé par Gérard Mestrallet dit vouloir «obtenir les autorisations nécessaires afin de pouvoir installer dès 2015 un parc pilote de 3 à 6 turbines pour une puissance de 3 à 12 mégawatts».

Ce parc devrait être constitué d'hydroliennes «HyTide» fabriquées par Voith Hydro, co-entreprise entre l'Allemand Siemens et le Norvégien Voith.

Le deuxième site choisi est le passage du Fromveur, situé au sud de l'île d'Ouessant au large du Finistère, considéré comme le deuxième plus grand gisement hydrolien français. Le groupe vise à «y développer un parc hydrolien à l'horizon 2016». Sa filiale, Eole Generation, a signé un accord avec la société d'ingénierie hydrolienne Sabella, qui lui donnera accès à des études sur le site et à ses données sur le prototype d'hydrolienne «D10».

A elles deux, les zones retenues concentrent «80% du potentiel d'exploitation énergétique des courants marins en France», souligne GDF Suez.



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