GDF-Suez remporte le deuxième appel d’offres sur l’éolien marin

Le 07 mai 2014 par Stéphanie Senet
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Les deux nouveaux parcs se situeront au large du Tréport et de l'île de Noirmoutier
Les deux nouveaux parcs se situeront au large du Tréport et de l'île de Noirmoutier

C’est le consortium composé de GDF-Suez, EDP Renouvelables et Neoen Marine qui a remporté, ce 7 mai, le deuxième appel d’offres sur l’éolien marin.

«J’ai suivi l’avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), notamment pour éviter tout contentieux juridique. Au niveau technologique, énergétique et environnemental, le choix était en revanche très serré avec le deuxième concurrent», a déclaré la ministre de l’énergie Ségolène Royal. Face à GDF, se trouvait le consortium conduit par EDF, associé à la société allemande EPD Offshore.

«GDF-Suez représente 47% du consortium, EDP Renouvelables 43% et Neoen Marine 10%», a précisé au JDLE Frédéric Lanoë, directeur général d’EDP-R France, filiale du groupe portugais. Les turbines seront construites par Areva. Si l’investissement global s’élève à environ 4 milliards d’euros, selon Frédéric Lanoë, le coût du kilowattheure n’a en revanche pas été divulgué.

Cet appel à projets crée deux parcs éoliens, au large de Tréport (Seine-Maritime), et au large de l’île de Noirmoutier (Vendée), pour une capacité de 500 mégawatts chacun. «Ces installations permettront d’alimenter en électricité 1,2 million de personnes», a affirmé Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez. Elles créent 6.000 emplois pour la conception, 2.000 emplois pour la mise en place et 1.000 emplois durables pour l’exploitation et la maintenance.

Eolien qui rit, éolien qui pleure
Si l’éolien marin est en plein essor, l’éolien terrestre reste à la peine. Le rapporteur du Conseil d’Etat a en effet conclu, ce 7 mai, à l’annulation du tarif d’achat fixé par l’arrêté du 17 novembre 2008. Motif: il s’agit selon lui d’une aide d’Etat illégale. La décision du Conseil d’Etat, qui suit généralement l’avis de son rapporteur, devrait obliger le gouvernement, dans deux à trois semaines, à prendre un nouvel arrêté tarifaire. «Cet arrêté est déjà prêt et pourra sortir immédiatement», a assuré ce 7 mai la ministre de l’écologie Ségolène Royal.

 

Une capacité totale de 3.000 MW dans l'Hexagone

 

Cette puissance s’ajoute aux 2.000 MW produits par les 4 futurs parcs désignés en 2012, lors du premier appel d’offres sur l’éolien marin. EDF en avait remporté 3, le dernier étant attribué à l’espagnol Iberdrola.

Au total, la France vise une production éolienne marine de 6.000 MW en 2020, ce qui représenterait 3,5% de la consommation électrique de l’Hexagone.

Ségolène Royal, qui a déclaré vouloir faire de la France «la première puissance écologique d’Europe», a annoncé que de nouvelles zones favorables au développement de cette énergie renouvelable seraient identifiées au plus tard cet été. Les travaux sont actuellement menés par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) ainsi que par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Elle a aussi confirmé le lancement prochain d’un appel d’offres pour les grandes installations photovoltaïques (puissance crête supérieure à 250 kilowatts).

 

 



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