GDF/Suez/Enel: une situation complexe

Le 07 avril 2006 par Enerpresse
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Bruxelles a beau se fâcher, la lutte continue sur le front anti-OPA. Tant côté politique, que côté entreprises.

Ainsi, le gouvernement italien vient-il de se donner des moyens pour bloquer toute tentative d'OPA sur la filiale transport de gaz de l'ENI, Snam Rete Gas (SRG). Par un décret rendu public le 4 avril au Journal officiel transalpin, Rome s'autorise une «golden share» quand bien même la Commission européenne vient d'en rappeler la non-conformité avec les directives... Ces pouvoirs spéciaux, valables au moins 5 ans, destinés sans aucun doute à «protéger les intérêts nationaux italiens», doivent encore être approuvés par les actionnaires de SRG, mais l'ENI, dont l'Etat italien détient toujours 30% des parts environ, et qui dispose à son tour de plus de la moitié des parts du GRT gaz, n'est forcément pas contre. Une riposte au protectionnisme français dans le dossier Suez-GDF.

Un dossier à vif, qui s'est encore étoffé en milieu de semaine. Ainsi, alors que le comité de direction de la Creg, le régulateur belge, paraissait plus divisé que jamais, selon La Libre Belgique , en ouvrant une session sur les réponses à donner à Electrabel dans le dossier Suez-Gaz de France, des fuites laissaient entendre que le groupe franco-belge pourrait instiller une «poison pill» (la fameuse pilule empoisonnée anti-OPA) lors de son assemblée générale prévue le 5 mai prochain. Suez serait ainsi le premier groupe à profiter de la mesure législative anti-OPA imaginée par le gouvernement français, et déjà dénoncée par la Commission de Bruxelles... se protégeant ainsi d'une tentative de l'Enel italienne, sur Electrabel. A la demande du gouvernement belge, la Creg a émis un avis sur l'impact outre-Quièvrain de cette fusion, vivement critiqué par les filiales belges de Suez, notamment Electrabel, rappelle La Libre Belgique. Et la présidente de la Creg, Christine Vanderveeren, a en outre été désavouée par 4 des 5 autres membres de son comité de direction dans une lettre envoyée au Premier ministre Guy Verhofstadt. On lui reprocherait notamment d'avoir évoqué dans des déclarations, à la suite de cet avis, une scission de Fluxys en 3 entités, transport, stockage et «terminalling ».




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