GDF-Suez: Elle est pas belle ma fusion?

Le 27 février 2006 par Enerpresse
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Suez n’avait qu’une peur: que l’Enel italienne lui tombe sur la tête. C’est en passe d’être réglé, avec l’annonce samedi, par le Premier ministre français et hier matin, par un communiqué commun avec Gaz de France, d’une fusion des deux entités, pour constituer un géant de l’énergie français -sic!

Il faut changer la loi pour permettre l'opération, elle le sera, a indiqué Dominique de Villepin. Afin de tenter de prévenir les réticences des syndicats, qui ont quasiment tous réagi négativement à l'opération, le ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie jurait ses grands dieux, dans la foulée dimanche, que l'État conserverait une minorité de blocage, soit plus d'un tiers des actions. Son prédécesseur avait, de même, garanti, avant le vote de la loi d'août 2004 autorisant l'ouverture du capital du gazier français, que le gouvernement ne descendrait pas sous les 70% dans GDF. Et l'avait «gravé» dans les tables de la loi. Alors il faudra en effet la modifier, notamment au nom de «l'intérêt national »-resic.

Le gouvernement souhaite d'ailleurs aller «très vite devant le Parlement, dans les deux, trois mois qui viennent», a signalé Thierry Breton, hier matin. Réunis en urgence les conseils d'administration de Suez (samedi) et de GDF (dimanche) avaient entériné l'opération, qui prévoit la naissance d'un «groupe leader mondial de l'énergie et de l'environnement», réalisant un chiffre d'affaires total de 64 milliards d'euros dans ces secteurs. Suez versera, avant fusion, un euro par action de dividende exceptionnel (au total 1,25 milliard d'euros). L'opération post dividende se concrétisera par une parité de une action pour une action. Thierry Breton a par ailleurs annoncé, hier lundi, que la fusion entre Gaz de France et Suez se ferait par «fusion absorption»du groupe franco-belge, par l'entreprise, de moins en moins, publique, GDF.

Au passage, le ministre de l'Économie a signalé que les deux entreprises travaillaient sur le dossier «depuis l'automne». Les étranges agitations de l'Enel la semaine dernière (j'y vais? j'y vais pas?) ne seraient donc pas la cause de ce rapprochement, juste son accélération? In fine, la part de l'Etat dans le nouvel ensemble sera comprise «entre 34% et 35%», soit la minorité de blocage nécessaire pour empêcher toute tentative d'OPA. But d'une manoeuvre... pas si simple à mettre en oeuvre et pas forcément facile à faire accepter.




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