GDE a omis de signaler des déchets radioactifs sur un site strasbourgeois

Le 06 octobre 2017 par Stéphanie Senet
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Des déchets radioactifs ont été découverts, le 3 octobre, sur un site de broyage de métaux appartenant à GDE, situé sur le port autonome de Strasbourg.

 

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a écarté tout risque pour l’environnement et le voisinage, après s’être déplacée sur le site le 3 octobre. «Nous sommes allés sur place, avec l’inspecteur des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), suite à un signalement extérieur nous confirmant qu’il y avait un enjeu radiologique sur place», explique au JDLE Pierre Bois, directeur de l’antenne strasbourgeoise de l’ASN.

Cette équipe a tout d’abord détecté, à l’arrière du site, une trace de contamination radiologique dans le sol. Cette zone a été mise en sécurité ce 6 octobre au matin par retrait et isolement de la terre polluée.

Quel avenir pour Fessenheim? / L’ASN a recommandé, le 5 octobre, à l’Etat et à EDF de «clarifier rapidement» l’avenir de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Dans l’hypothèse où elle ne serait pas fermée comme prévu en 2019, elle doit en effet rester au meilleur niveau de sûreté. «Il est important que les salariés et l’organisation puissent s’appuyer sur une feuille de route claire», a déclaré Pierre Bois, directeur de l’antenne strasbourgeoise de l’ASN.

 

Des éléments d’un échangeur thermique

Deuxième découverte à l’arrière du site: un rayonnement provenait également d’un tas de déchets placés sous une bâche et entourés d’une clôture. Lors de leur visite avec la cellule mobile d’intervention radiologique des pompiers, les équipes de l’ASN ont trouvé «des éléments d’un échangeur thermique en vieux métal rouillé, d’environ 2,5 mètres de long et 50 centimètres de diamètre», décrit Pierre Bois. Un échangeur qui pourrait provenir d’une installation de géothermie ou d’une exploitation de minerais. A ces éléments s’ajoutent enfin de petits objets métalliques, de 15 à 20 cm, présentant des rayonnements typiques du thorium et du radium.

 

Transfert et élimination

«Ces déchets vont être surveillés par l’exploitant jusqu’à leur transfert vers un site plus adapté, c’est-à-dire un local fermé, sec et ventilé, de façon à réduire la contamination du sol et à protéger les déchets des intempéries», explique Pierre Bois. Ensuite, leur élimination définitive revient à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

 

«Un oubli»

S’il arrive que des déchets radioactifs transitent sur des sites de traitement, l’exploitant aurait dû réaliser une démarche d’alerte auprès de la Dreal[1]. Philippe Sorret, le directeur général de GDE en charge de l’exploitation, a précisé au quotidien Les Dernières Nouvelles d’Alsace qu’il s’agissait «d’un oubli». Pour l’heure, l’inspecteur des ICPE s’est contenté de faire un signalement auprès du parquet de Strasbourg.
 

 



[1] Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement

 



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