GCO: grande manifestation à l’heure des premiers forages

Le 14 octobre 2016 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Une affiche contre le GCO.
Une affiche contre le GCO.
DR

Des personnalités s’engagent contre les 24 kilomètres d’autoroute prévus pour contourner Strasbourg par l’ouest, afin de sauver les jardins du château de Kolbsheim, à la veille d’une grande manifestation dans la capitale alsacienne.

Ils veulent y lire une préfiguration du fiasco du futur chantier du grand contournement ouest (GCO) de l’agglomération strasbourgeoise: les équipes mandatées il y a quelques jours par le concessionnaire Vinci pour réaliser des forages géotechniques sont allées explorer le sous-sol de la plaine alsacienne… en pleine zone de protection stricte du Grand hamster.

«L’arrêté qui autorise ces forages est encore en consultation!», s’indigne Stéphane Giraud, le directeur d’Alsace Nature, qui a tout de suite pris la plume pour enjoindre Ségolène Royal de retenir sa signature pour autoriser la destruction de cette espèce en danger. Une enquête administrative est en cours, menée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Avis des ABF

Ce samedi 15 octobre, une cinquantaine d’associations appellent à manifester «contre le GCO et pour les mobilités durables». Au cortège se joindront les défenseurs du jardin du château de Kolbsheim, menacé par le tracé. Si la 2X2 voies était réalisée, cet ensemble architectural inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1972, formé de parterres à la françaises, de terrasses à l’italienne et d’un parc à l’anglaise qui finit par s’éteindre dans un petit bois, serait «condamné par (…) un viaduc de 10 mètres de haut, prolongé d’un remblai d’une hauteur de 17 m».

C’est ce qu’ont dénoncé une trentaine de personnalités[1] dans une lettre ouverte à Audrey Azoulay, pour alerter la ministre de la culture sur «les dégâts irréversibles que génèrerait le GCO sur les jardins du château de Kolbsheim». La ministre a répondu «avis des architectes des bâtiments de France» et «tracé vieux de 10 ans», sans s’engager davantage.



[1] Dont la comédienne Charlotte de Turckheim, le journaliste, écrivain et animateur Stéphane Bern, mais aussi l'eurodéputé José Bové.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus